lundi, 25 août 2008

Augmenter le pouvoir d’achat des familles

Concilier harmonieusement la vie de famille et la profession est de plus en plus difficile. Les contraintes liées au monde du travail se font de plus en plus nombreuses. Dans beaucoup de familles, les deux parents doivent travailler à plein temps pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. Si chaque couple est libre de fonder une famille et de s'organiser, avoir des enfants est malheureusement devenu une question financière, ce qui ne saurait être toléré par l'Etat.

Aux termes de l'article 2B de l'actuelle Constitution genevoise, « La famille est la cellule fondamentale de la société. Son rôle dans la communauté doit être renforcé ». Certes.

Cependant, force est de constater qu'en Suisse, les familles ne sont franchement pas gâtées. Il aura fallu plus de cinquante ans pour mettre en oeuvre une assurance-maternité. Il est hors de question d'attendre cinquante autres années pour prendre les mesures qui s'imposent pour renforcer les familles, diminuer leurs contraintes et augmenter leur pouvoir d'achat. Genève peut réussir ce pari.

L'Assemblée constituante qui sera élue le 19 octobre 2008 devra accorder une importance particulière à la famille, mais pas seulement en tant qu'institution sociale. Il s'agira pour elle d'agir concrètement sur les charges qui pèsent comme une épée de Damoclès sur le portefeuille des familles.

En d'autres termes, cela passe par une baisse substantielle des impôts sur les personnes physiques, en prévoyant, dans la nouvelle constitution genevoise :

- le modèle dit du « splitting fiscal » ou de l'imposition individuelle, plus favorable que le système actuel, en raison de la progressivité de l'impôt pour les couples mariés ;

- la déduction de tous les frais de garde des enfants jusqu'à leur entrée à l'école ;

- l'exonération de tout impôt sur les allocations familiales ;

- l'interdiction de tout impôt sur les successions en ligne directe (en particulier entre époux, entre parents et enfants, et entre frères et soeurs).

Par ailleurs, afin de permettre à tous de mieux concilier la famille et le travail, la nouvelle constitution genevoise devra prévoir le droit à l’accueil continu dans les écoles publiques, soit la prise en charge des enfants par l'école du matin à la fin de l'après-midi, pour les familles qui le désirent, et ce, à coût modéré.

Enfin, il est indispensable de sensibiliser les entreprises à ces enjeux, en prévoyant dans un article constitutionnel consacré aux crèches, la possibilité pour les entreprises de déduire les frais qu'elles engagent pour créer des crèches sur le territoire du canton.

Commentaires

Une solution pour favoriser l'augmentation du pouvoir d'achat, serait l'abrogation de la LAMAL, qui autorise, les augmentations des primes, sans absolument aucun contrôle...il existe un site internet, excellent, stoplamal.ch qui dévoile avec des statistiques à l'appui les mensonges du Conseil Fédéral de 1994...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | lundi, 25 août 2008

"[...]l'interdiction de tout impôt sur les successions en ligne directe (en particulier entre époux, entre parents et enfants, et entre frères et soeurs).[...]"

Je pense que ce genre de proposition sera très intensivement supportée par nos capitaines d'industries helvétique.

Le hic, c'est que l'impot sur les successions est le seul économiquement neutre ... et donc celui qui devrait être le plus soutenu par les milieu économique.

Donc, la logique sous jacente est difficile à comprendre ... probablement le cynisme.

Écrit par : Dji | lundi, 25 août 2008

Vous voulez rire ?

Vous trouvez ça normal de devoir reverser à l'Etat une partie de ce que vos parents ont gagné sur toute leur vie, et sur quoi ils ont déjà payé beaucoup d'impôts ?

Écrit par : Murat Julian Alder | lundi, 25 août 2008

Napoléon avait introduit l'impôt sur les successions, de telle manière qu'au bout de la troisième génération, il ne restait plus rien pour la quatrième...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | lundi, 25 août 2008

Si réellement vous voulez aider vos descendants, n'oubliez pas que parmi les gens de votre génération se trouvent les ascendants de vos arrières arrières etc... petits enfants.

Écrit par : PtitSuisse | lundi, 25 août 2008

"Vous trouvez ça normal de devoir reverser à l'Etat une partie de ce que vos parents ont gagné sur toute leur vie, et sur quoi ils ont déjà payé beaucoup d'impôts ?"

Oui, je trouve cela normal, dans le sens que je ne trouve pas normal que des gigantestes fortunes - pourrait-on dire des Empires - se transmettent de père en fils.

Evidemment, il serait injuste qu'un tel impôt empèche la transmission à sa descendance d'un patrimoine de type maison principale, mais ce n'est en tout cas pas le cas actuellement : les maisons étant la plupart du temps complètement remboursées par nos anciens, il suffit de contracter un petit emprunt hypthécaire, et quelques années après, la maison est a nouveau remboursée.

Écrit par : Dji | lundi, 25 août 2008

Eh bien moi je ne trouve pas ça normal du tout !

Je ne vois pas pourquoi le fruit du travail de toute une vie devrait à nouveau être imposé lors d'une succession, et au nom de quoi l'Etat devrait pouvoir taxer des transactions internes à une famille.

Vous semblez avoir une dent contre les "gigantesques fortunes". Que leur reprochez-vous au juste ? Et d'abord, pourquoi toujours ramener les débats fiscaux à celles et ceux qui ont le malheur d'être riches ?

Lorsque je parle d'interdire l'impôt sur les successions, c'est pour tout le monde, pas seulement pour les riches.

Écrit par : Murat Julian Alder | lundi, 25 août 2008

Quand il s'agit de "transactions internes" de votre famille, vous ne voulez pas que l'Etat y mette son nez.

Mais quand il s'agit de protéger votre patrimoine vous exigez de l'Etat une forte présence non ?

Bref, devant tant de cohérence, je pense inutile de vous redire de relire mes arguments mentionnés plus haut.

Écrit par : Dji | lundi, 25 août 2008

Non mais je rêve... Pourquoi payer plusieurs fois des impôts sur le même capital ? Qu'est-ce qui permet à un état de droit de se "sucrer" sur toutes les transactions financières, même celles qui se passent à l'intérieur d'une famille ?

Alors je suis d'accord que les fortunes colossales ne soient pas transmises de générations en générations à quelquesl conditions près :

1. Incinération immédiate de toute la fortune matérielle du défunt
2. Si le défunt est entrepreneur, fermeture immédiate de l'entreprise, au jour du décès, mise au chômage des dizaines, centaines, milliers d'employés, sans plan de ré-insertion sociale (désolé, on a pas eu le temps, il est mort subitement!)
3. Et pour finir, on tue son chien !

Voilà mes propositions, aussi stériles et intelligentes que celle de taxer plusieurs fois le même capital !!!

Vous ne vous rendez pas compte que l'argent crée de l'argent, mais pas uniquement avec les impôts ! Prenez quelques cours d'économie au lieu de contre-dire la volonté populaire qui, pour rappel, a plébiscité l'annulation de la taxe sur les successions !

Malheureusement, il faudra faire avec les assistés et la gauche-caviar qui, par le biais de taxes insensées et inutiles (voir le bénéfice budgétaire 2007) veut se donner bonne conscience en lançant des projets populistes en scandant des "Les riches à la caisse" et "Le pouvoir au peuple" !

Sans ces riches qui investissent dans notre économie, et bien les dernières métastases du communisme et du syndicalisme dérivé du 19e siècle ne toucheraient pas les quelques Fr. 200'000 par an pour, soi-disant, appliquer une politique de "gauche" ! Ou mieux : 2 mandats et j'utilise la voiture payée par les genevois pour aller me gausser à Berne !!!

Relisez un peu votre histoire et vous comprendrez que le partage des richesses ne s'est jamais fait que dans un sens, celui des "grands-penseurs" des régimes communistes.

Mais tout cela vient d'une vision de l'état différente :

L'état qui encourage ou l'état qui assiste ?

C'est à mon avis l'unique question qu'il faut se poser sur le sujet...

Écrit par : Mirko Righele | lundi, 25 août 2008

Bon, je pense quand même devoir expliquer mon point de vue :

- L'accumulation de capital se fait d'autant plus facilement pour les acteurs économiques déjà doté de capital.
- A défaut d'impot sur les succession, au fil des génération, cela about à une concentration de capital au sein de quelques familles.
- Les déséquilibres devenant trop grand, tout le monde finit sur l'échafaud, une nouvelle république est mise en place pour éviter la dérive précédente : on instaure un - modeste - import sur les successions.

Bref, voyez l'impot sur les successions comme une assurances vie à destination de vos descendants.

Sinon, je n'ai rien de particulier contre les grandes fortunes, sauf quand leur comportement ne consiste qu'à s'évertuer à coup de manipulation de l'électorat à l'accroitre sur les dos de ceux qui n'en n'ont pas.

Écrit par : Dji | lundi, 25 août 2008

J'en profite pour essayer de rebondir de mettre en avant l'extraordinaire mauvaise fois de certains arguments lus ci-dessus :

"[...]2. Si le défunt est entrepreneur, fermeture immédiate de l'entreprise, au jour du décès, mise au chômage des dizaines, centaines, milliers d'employés, sans plan de ré-insertion sociale (désolé, on a pas eu le temps, il est mort subitement!)[...]"

Je ne vois pas en quoi le fait que la succession soit grevée d'un impot, même s'il s'agit d'un patrimoine représenté par une entreprise impliquerait la fermeture de cette dernière ? Ou alors vous essayer bêtement d'utiliser le sophisme de la pente glissante ?

Écrit par : Dji | lundi, 25 août 2008

Vous me voyez rassuré.... Vous n'avez rien contre le fait qu'on tue son chien !!!

S'il n'avait pas d'argent et si ce n'était pas pour l'argent, croyez-vous vraiment qu'une personne fortunée prendrait les risques inhérents à la création d'entreprise et les soucis que cela peut lui apporter ? Il lui suffit d'attendre les intérêts de ses placements et vivre tout à fait correctement.

Sachez que peu de "riches" sont salariés ! Ce sont des personnes motivées et dynamiques qui ont su prendre la balle au rebond ou qui ont étés au bon endroit au bon moment. Vous classez les riches, encore une fois, dans la catégorie des "méchants capitalistes" qui s'engraissent sur le dos de la plèbe ! Sans leur argent, pas de plèbe...
Si aujourd'hui vos impôts sont acceptables, c'est grâce aux afflux de capitaux, pas de la plèbe, mais justement des gens fortunés et de leurs entreprises.

Les taxer ne ferait qu'une chose : accélérer leur départ !
Et ça, même vous pouvez comprendre que ce serait dommageable pour notre canton.

Écrit par : Mirko Righele | lundi, 25 août 2008

Boujour Mirko,

Sans vouloir entrer dans le débat de fond, je constate que vous utilisez le terme de plèbe qui extrêment péjoratif. Est-ce là votre vision du peuple genevois? Si oui, cela démontre à l'envie que les radicaux et leurs supporters n'ont plus rien à voir avec la population. Quel dommage.

Écrit par : John | mardi, 26 août 2008

j'ai aussi trouvé ce blog sur le pouvoir d'achat avec des articles intéressants

Écrit par : marcele | mardi, 26 août 2008

Ce qui est pathétique dans la vision du monde économiciste telle qu'on en a un aperçu ici avec Murat Adler c'est que dans l'optique où l'on parle de "concilier vie de famille et travail", on ne parle que "exonération d'impôts" et "pouvoir d'achat". Comme si c'était là le coeur du problème!!

Franchement, les familles suisses n'ont pour la plupart pas vraiment de problème sérieux de "pouvoir d'achat" ou de "trop d'impôts" (nous avons même un système fiscal très "soft" et un des pouvoirs d'achat les plus élevés du monde). L'immense majorité de nos concitoyens ont un toit, 3 repas par jour, de quoi vivre et généralement se divertir (même si les loyers sont trop hauts et les accès à la culture encore pas assez démocratisés).

En général, les enfants ont plus besoin d'amour et d'encadrement que de "pouvoir d'achat" de leurs parents qui ne pourrait que contribuer à les pourrir et donc à nuire à leur développement.

Quand comprendra-t-on que ce qui pose problème aujourd'hui, ce n'est pas tant le "pouvoir d'achat" mais surtout et avant tout LE TEMPS. La semaine de 40 heures (ou plus) est LE principal obstacle à la vie de famille. Les horaires irréguliers et le travail du week-end sont ce qui rend impossible les rythmes familiaux essentiels à l'encadrement des enfants.

Il faut donc (aux échelons cantonaux et nationaux, donc) :

1- réduire le temps de travail à 32 heures/semaine

2- créer un congé parental pour le père de 3 mois (au moins)!

3- faciliter l'accès aux temps partiels (pour les parents voulant consacrer du TEMPS à leur famille et pas seulement du "pouvoir d'achat")

4- rendre effectivement "gratuites" les crèches et centres d'accueil pré-scolaires (là, on est tout à fait d'accord). Ce qui passe par la municipalisation de toutes les crèches!

5- taxer les successions à au moins 80%, afin d'éviter les phénomènes de reproduction sociale qui font qu'en enfant de chirurgien aura environ 500 fois plus de chances de pouvoir faire de longues études, démarrer une entreprise et démarrer sa vie avec un gros capital qu'un enfant d'ouvrier, qui ramera bien plus. C'est une mesure parfaitement libérale puisqu'elle favorise l'effort individuel de chacun (indépendamment de sa "descendance"), encourage les "self-made men" (et pas seulement les gosses de riches), privilégie le travail sur la rente, empêche "l'assistanat" (privé), etc. Bref, ce sont là des valeurs parfaitement libérales, totalement compatibles avec les valeurs de droite, et c'est bien là que l'on voit que ceux qui s'opposent à l'impôt sur les successions ne sont pas des libéraux mais bien des bourgeois qui ne font que défendre des intérêts de classe, et leur petit patrimoine.

Écrit par : Sandro Minimo | mardi, 26 août 2008

"1. Incinération immédiate de toute la fortune matérielle du défunt
2. Si le défunt est entrepreneur, fermeture immédiate de l'entreprise, au jour du décès, mise au chômage des dizaines, centaines, milliers d'employés, sans plan de ré-insertion sociale (désolé, on a pas eu le temps, il est mort subitement!)
3. Et pour finir, on tue son chien !"


J'aimerais que vous me présentiez le (les ?) propriétaires de Migros, COOP ou Raiffeisen. Pas besoin d'actionnaires ni même de propriétaire tout puissant pour faire des entreprises qui marchent ! Un entrepreneur "responsable" peut très bien décider de "donner" l'entreprise à ses clients (comme Duttweiler avec la Migros) ou à ses employés (coopérative de production: les travailleurs sont les actionnaires majoritaires).


Ensuite, il n'est pas non plus question de confisquer, mais de faire payer un impôt suivant le principe de l'imposition du superflu. Un impôt sur les successions juste ne taxe pas les "petites fortunes" ou les legs de bien immobiliers modestes: il est progessif et laisse suffisament aux héritiers pour satisfaire la volonté des parents de laisser quelque chose à leurs enfants.


Le vrai mensonge dans notre société c'est de croire que les entrepreneurs fortunés et les top-managers sont des "dieux" qui prodiquent seul leur bienfait à la société. Un retour à l'époque féodale, ou les paysans vassaux respectaient leur seigneur "de droit divin".

Écrit par : PtitSuisse | mardi, 26 août 2008

Bonjour John,

Je me suis permis d'utiliser le mot "plèbe",qui n'est effectivement pas très adapté au peuple genevois, en réponse aux commentairesde certains, qui se comportent comme si nous étions encore au temps des patriciens !

Je vous prie donc de ne pas voir la vision "Radicale" dans mes mots, mais uniquement la mienne et de bien la comprendre. Je ne saurais être porte-parole de tout un parti.

Pour répondre à notre ami et néanmoins dictateur Monsieur Minimo, je ne suis pas un bourgeois, je suis un "self-made men", salarié, qui a accepté de travailler plus de 50 heures par semaine pour arriver là où il en est, issu d'une famille d'imigrés modestes, qui, eux-mêmes, ont travaillé très dur pour arriver à fonder et faire vivre une famille. Ce n'est en tout cas pas le régime gauche-caviar qui les a aidés à s'épanouir, bien au contraire.
Grâce à des gens comme vous, nos libertés s'éteignent peu à peu, notre argent disparait dans les immeubles achetés par vos élus ou dans les BMW de fonction des Khmers verts !
Alors vos discours de lutte des classes, on les a entendus et trop souvent pour leur donner une réelle importance. Soyez cohérent et en phase avec les réalités du monde moderne.

Et avec vos propositions de 32 heures et d'assistanat publique, on voit bien quel état vous voulez voir. L'état "corne d'abondance" qui distribue l'argent à ceux qui n'ont pas envie de travailler. Les éternels assistés de notre société ne disparaitront pas tout de suite, vous nous le prouvez encore une fois...
Bravo pour cette belle leçon de communisme. Les générations futures vous remercieront de leur avoir montré ce qu'il ne faut surtout pas faire.

Encore une fois tout est une question de vision de l'état...

Bien à vous

Mirko

Écrit par : Mirko Righele | mardi, 26 août 2008

Monsieur Minimo,

Commencez donc par écrire mon nom correctement (ALDER et non pas Adler) avant de déverser le programme de l'extrême-gauche sur mon blog.

Voyez-vous, le problème avec vos propositions, c'est qu'elles véhiculent la fausse idée que l'Etat est là pour tout faire, et que pour le financer "y a qu'à, y à qu'à, y'a qu'à".

Je suis d'accord de faciliter les emplois à temps partiel, mais alors le reste !

Les 32 heures ? Non mais vous plaisantez, j'espère ? Voyez-vous ce qui se passe en France à cause des 35 heures ? Et d'abord, pourquoi toujours mettre des bâtons dans les roues à celles et ceux qui veulent travailler plus ?

Une chose qu'une partie hélas encore importante de la gauche peine malheureusement à comprendre : les particuliers et les entreprises ne sont pas au service de l'Etat !

Cordialement,

Murat Julian ALDER

Écrit par : Murat Julian Alder | mardi, 26 août 2008

Ah oui, j'avais oublié, cher Mr Adler (votre nom est tellement proche de celui d'Alexandre que je ne peux m'empêcher!), il faut aussi s'assurer de la fermeture des magasins le dimanche. Quoi de plus déstructurant pour une famille (donc pour des enfants) de ne plus avoir aucun jour "commun" où toute la famille se retrouve (lorsque la maman est caissière)? Je travaille avec des enfants, et croyez-moi, c'est le terreau de l'instabilité pour les gamins, donc de l'échec scolaire, de la frustration, du manque d'encadrement familial qui aboutit à la dérive des jeunes... Voilà une vraie mesure pour les familles : NON au travail le dimanche, et réduction du temps de travail pour tous.

Ce qui se passe en France avec les 35 heures? Ben oui, je vois, c'est un des pays les plus productifs d'Europe! Un pays où les gens qui travaillent 35 heures ont gagné du temps pour le consacrer à leur famille, à ceux qu'ils aiment. Certes, ce n'est pas quantifiable directement dans le PIB, mais croyez-moi, cela nous garde de bien des problèmes qu'il faut ensuite réduire par la présence de l'Etat (sécurité, filet social pour les jeunes en échec, etc.).

Non, je ne suis pas pour que "tout soit au service de l'Etat". L'Etat n'est pas une fin en soi, mais je suis pour que les entreprises et les particuliers soient au service de la collectivité humaine.

Il faut bien sûr que l'on puisse entreprendre, créer des emplois, innover, inventer, se sentir libre de le faire, mais il DOIT exister des limites à l'enrichissement personnel, sans quoi tout est accaparé par les mêmes, qui transmettent ensuite à leurs enfants.

Vous aimiez peut-être l'Ancien Régime, où la noblesse avait des droits inaliénables qu'elle transmettait par le sang, je suis désolé, j'ai une autre vision du monde. Appelez-ça "extrême gauche" si vous le voulez, mais n'essayez pas de botter en touche comme vous venez de le faire, et répondez-moi sur le fond : l'argent peut-il sérieusement résoudre les problèmes des familles dont les deux parents travaillent déjà trop?

Ne faudrait-il pas entièrement repenser nos rapports au travail, à l'argent, à la consommation?

Des gamins qui ne voient jamais leurs parents mais qui sont couverts de marques et submergés de jouets électroniques, j'en vois tous les jours. Alors ça oui, leurs parents ont un sacré pouvoir d'achat! Mais ces gamins sont les plus déstructurés, les plus blasés, les moins responsables qui soient! Ce sont eux qui finissent par coûter à l'Etat parce qu'ils ont de plus fortes chances de tomber dans la délinquance. Et je ne parle pas forcément de classes très aisées, mais bien de familles de la classe moyenne supérieure. Celle qui se plaint de ne "plus avoir les moyens" de se payer 3 écrans plasma ou de remplir le 4x4.

Alors oui, plafonnons les loyers, proposons des encadrements pré (et para-)scolaires gratuits, développons les transports publics (et baissons-en les prix), proposons des services à la population, mais mettons fin à cette logique du "moins d'impôt" complètement contre-productive qui se résume à l'idée que "plus une famille a d'argent, plus elle est heureuse".

Je postule le contraire : plus une famille a de temps et de services "gratuits" à sa disposition, mieux elle se porte!

Salut!

Écrit par : Sandro Minimo | mardi, 26 août 2008

"qui a accepté de travailler plus de 50 heures par semaine"


Je travaille bien plus de 50heures par semaine si je compte mes 32h de boulot (je travaille à 80%), les travaux ménagers, m'occuper de mes enfants, et le bricolage à la maison, sans compter 2-3 activités bénévoles. Vous pouvez vous croire doté d'une grande capacité de travail et traiter les autres de glandeurs, mais la réalité est plus complexe que ça: certain travaux que vous déléguez peut-être à votre femme (de ménage ?), d'autres préfèrent les faire eux même tout en choisissant de gagner moins d'argent.


"Certes, ce n'est pas quantifiable directement dans le PIB"

Là est le problème: tout travail réalisé à son propre profit (ou bénévolement) n'est pas compté comme création de richesse dans le PIB, cependant il y a bien de la richesse créée.

Écrit par : PtitSuisse | mardi, 26 août 2008

Cher Monsieur,

"l'argent peut-il sérieusement résoudre les problèmes des familles dont les deux parents travaillent déjà trop?
Ne faudrait-il pas entièrement repenser nos rapports au travail, à l'argent, à la consommation?
Des gamins qui ne voient jamais leurs parents mais qui sont couverts de marques et submergés de jouets électroniques (...)“

Là, je vous trouve déjà nettement plus constructif, et je vous en remercie. Je partage votre sentiment : l'argent ne fait pas le bonheur, et la société de consommation a aussi ses défauts.

Mais l'argent, ça permet de se loger, de se nourrir, de se soigner et d'avoir quelques loisirs.

Lorsque je parle d'augmenter le pouvoir d'achat des familles, c'est précisément dans le but de venir en aide aux familles les plus exposées à la précarité, mais aussi aux familles de la classe moyenne (la grande majorité des familles), qui peinent à se constituer une épargne pour acquérir un logement, à financer des vacances à l'étranger ou à mettre de l'argent de côté. Est-ce mal ?

Au fond, chacun fait ce qu'il veut de son argent. Que la société de consommation dans laquelle nous vivons ne soit pas toujours belle, c'est vrai. Mais c'est la réalité. Je ne pense pas que l'Etat soit là pour changer cela et dicter un comportement aux gens. C'est justement sur ce point que je ne suis pas d'accord avec certaines formations politiques qui veulent toujours tout interdire.

Bien à vous,

Murat

Écrit par : Murat Julian Alder | mardi, 26 août 2008

Sarkozy veut taxer les revenus du capital pour financer le RSA, révèle Les Echos.
Nicolas Sarkozy s'apprête à lancer "un message politique fort" jeudi à Laval en annonçant qu'il veut "mettre à contribution les revenus du patrimoine et de placement" pour financer le Revenu de solidarité active (RSA) révèle Les Echos dans son édition de mercredi.
"Le chef de l'Etat a décidé de mettre à contribution les revenus du patrimoine (revenus fonciers...) et de placement (dividendes, assurance-vie, etc...) via un nouveau prélèvement de 1%", annonce le quotidien économique qui rappelle que le RSA "doit permettre de cumuler des revenus de la solidarité et du travail" et "sera généralisé dès la mi-2009 comme le souhaitait le haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch".

Selon Les Echos "la recette de cette contribution additionnelle, qui s'ajoutera aux 11% de prélèvements sociaux existants (CSG, CRDS, contribution de 2%, cotisation solidarité autonomie de 0,3%) et qui touchera les revenus perçus en 2009 serait proche de 1,4 milliards d'euros".

Expérimenté dans 34 départements sous une forme limitée, le RSA doit être examiné "en urgence" par le Parlement lors de la session extraordinaire qui s'ouvre le 22 septembre.

Sa généralisation a fait l'objet de nombreux débats au sein du gouvernement en raison de son coût, au point que Martin Hirsch s'était publiquement inquiété fin juillet d'éventuels retards de son entrée en vigueur.

Le quotidien économique souligne que la prime pour l'emploi (PPE) "sera simplement gelée en 2009", ceci alors que "la gauche avait ciblé ses attaques sur le recyclage, envisagé par l'exécutif, des crédits de la PPE pour financer le nouveau dispositif".

Les Echos précise également que "les nouvelles sources de financement devraient permettre un taux de cumul de 62% entre les revenus de la solidarité et les revenus d'activité".

Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, avait répété dimanche que le RSA serait généralisé "sur l'ensemble du territoire en 2009" et serait doté d'un financement supplémentaire de 1,5 milliard d'euros "en année pleine".
"En année pleine, son coût sera de 1,5 milliard d'euros supplémentaires", précisait M. Guéant.
Interrogé sur le risque d'un "RSA au rabais", il assurait que "non, ce sera un vrai RSA".

Si ça c'est pas socialiste, tout comme les ministres choisis par Sarkozy...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | mercredi, 27 août 2008

Mais non, c'est libéral, au contraire : car le capital qui dort dans l'immobilier et les actions freine l'activité économique. Pour Sarkozy, le capital ne doit pouvoir s'amasser que pour créer de l'investissement. Eh bien, à mon avis, il n'a pas tort. La méthode est cependant celle de l'étatisme traditionnel : on incite, ou on punit, par de la taxe, alors que s'il avait su trouver les mots justes, il aurait pu convaincre que c'était une bonne chose. C'est ce qu'il espérait, mais il n'y est pas arrivé. Il faut dire qu'à cet égard, les enseignants et les éducateurs, en France, pourraient aussi se poser des questions, car s'en prendre frontalement au capital, et le critiquer comme ontologiquement mauvais, je ne sais pas si c'est socialiste, mais cela ne me paraît pas intelligent. Quand on comprend l'économie, même si on pense d'abord à la solidarité, on se réjouit qu'il y ait de gros investissements, plus qu'on ne s'afflige qu'il existe de gros capitaux.

Écrit par : R.M. | mercredi, 27 août 2008

monsieur Mongenet,

"'il avait su trouver les mots justes, il aurait pu convaincre que c'était une bonne chose."

Vu le nombre de ses conseillers, soit ils sont incapables et incompétents, soit Sarkozy a mal choisi et son texte et ses conseillers...

Je vous met au défi d'en trouver une troisième solution.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | mercredi, 27 août 2008

Sandro Minimo, dont je partage suffisamment d'opinions, mais pas souvent, nous éclaire une des pistes qui doivent être étudiées...

"Il faut donc (aux échelons cantonaux et nationaux, donc) :
1- réduire le temps de travail à 32 heures/semaine"

Cette proposition est une de droite, si l'on veut bien, prendre en compte plusieurs facteurs.

Le premier, le télétravail, comme à la tour de la Défense, à Paris.
Ensuite, la satisfaction de l'employé, est un élément qui est de + en + pris en compte par les grandes sociétés de "chasseurs de têtes".

Il est temps et + que nécessaire, en Suisse aussi de changer et de s'adapter aux nouvelles technologies et les possibilités offertes.

Je suis, avec mon cousin, associé dans une société de sécurité, à Loma Linda, Californie.
De Genève, je supervise le travail de nos employés, sans être obligé d'être sur place et les bénéfices, comme chez Google, qui ont en fait un campus, sont là.
Bien visible.

Je peut prendre un certain temps, à consacrer à mon propre blog, ainsi que ceux des autres, tout en travaillant et en gagnant de l'argent.

Alors, je soutien Sandro Minimo, mais débat il doit y avoir.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | mercredi, 27 août 2008

Les commentaires sont fermés.