mercredi, 21 novembre 2012

Modernisons les TPG en facilitant la vie des usagers

Article paru dans la rubrique "L'invité" de la Tribune de Genève, du mardi 20 novembre 2012.

On apprend sur des affiches apparues parmi celles concernant les objets de la votation du 25 novembre 2012 que le parti de la Conseillère d'Etat en charge de la mobilité à Genève veut donner la priorité absolue aux transports publics au centre-ville.

Pourtant, les Verts ont voté en faveur de la nouvelle constitution genevoise, laquelle consacre notamment les principes de la complémentarité et de la fluidité des divers moyens de transports publics et privés, ainsi que la liberté individuelle du choix du mode de transport.

Plutôt que de mettre des bâtons dans les roues des voitures, le canton de Genève doit moderniser ses transports publics, en particulier en adoptant une approche centrée en première ligne sur les besoins concrets des usagers, en les considérant comme des clients au lieu de les traiter comme des administrés.

Certes, bien de l’encre a déjà coulé à ce propos.

Il n'est pas question ici de dénoncer le nouveau réseau TPG qui oblige notamment les personnes à mobilité réduite de changer de tram à Bel-Air lorsqu'elles se rendent du centre de la commune de Thônex à la gare Cornavin, alors qu'il y a encore un an, elles disposaient d'un tram direct.

Il n'est pas non plus question ici de dénoncer l'absurdité de l'aménagement de la rue de Lausanne, où pour entrer en ville, les voitures et le tram doivent partager une seule et même voie, sous le regard amusé des passants se déplaçant le long de l’un des trottoirs les plus inutilement larges du canton.

Il n'est pas non plus question ici de dénoncer la vitesse commerciale des TPG, qui n'est que de 15,2 km/h à Genève, contre 20 km/h à Berne, comme l'a démontré une récente étude de l'association actif-trafiC.

Il s’avère que même dans le domaine désormais élémentaire des prestations en ligne sur Internet et par téléphone mobile, les TPG accusent plusieurs trams de retard.

De leur côté, depuis plusieurs années, les CFF, dont les automates fonctionnent et rendent la monnaie :

  • offrent des abonnements demi-tarif dont le prix décroît selon que l'on contracte un abonnement pour une, deux ou trois années, alors qu'un abonnement TPG ne dure pas plus d’une année ;
  • permettent aux usagers de commander ou renouveler un abonnement sur Internet ou par courrier postal, alors qu'il faut se rendre à un guichet pour commander ou renouveler un abonnement annuel TPG ;
  • offrent des billets de transport électroniques sur téléphone mobile grâce à une simple application.

Qu’attendent donc les TPG pour s’inspirer de ces outils qui faciliteraient la vie des usagers tout en réduisant les coûts ?

Commentaires

"grâce à une simple application."

Amis du Yaka Bonjour ... sauf que, sauf que ... développer une application mobile , fiable, fonctionnant sur majeures plateforme du marché, ca coûte des centaines de milliers de francs !

Vous avez omis dans votre liste de chose qui aurait grandement améliorer le confort des usagers lors de l'achat du titre de transport ... sa suppression ! Et oui, une initiative a été lancée il y a peu, mais je peine à me souvenir ce que votre parti recommandais à son propos !

Écrit par : Djinus | mercredi, 21 novembre 2012

Pour faciliter la vie des usagers, c'est avant tout au niveau des automates distributeurs de billets que le problème se pose.

En effet, deux types d'automates, totalement incompatibles entre eux, cohabitent sur le réseau TPG. Les uns restituent la monnaie, les autres pas. Les premiers n'acceptent pas les cartes prépayées (Cart@bonus) mais acceptent en revanche les cartes de crédit (Visa) et autres cartes de débit (Cartes EC et Postcard), les seconds ne les acceptent pas.

Par ailleurs, la plupart des arrêts ne sont équipés que d'un seul type de distributeurs, alors que sur le trajet d'une même ligne les deux types peuvent cohabiter. On peine à trouver le raisonnement qui a prévalu lors du choix du type de distributeurs en fonction des arrêts et des ligne.

Si l'on ajoute à cela le fonctionnement déplorable de ces mêmes distributeurs, fréquemment hors service pour cause de pannes ou à la suite d'actes de vandalisme, la nécessité de taper son code NIP lors de l'usage de cartes de crédit ou de débit, alors que le clavier et l'écran sont placés trop bas, que les instructions sont beaucoup trop compliquées, qu'ils n'offrent pas les conditions de confidentialité les plus élémentaires, aux arrêts où règne la plus grande promiscuité, vous avez là un cocktail parfait d'anarchie et d'échec programmé.

Je regrette l'époque qui permettait encore l'usage de la fonction "Cash" intégrée dans les cartes "EC", qui n'est de facto malheureusement plus d'aucune utilité depuis que les banques l'ont retirée de leurs cartes.

Pour conclure, il faut bien constater que les TPG n'ont visiblement aucune vision d'avenir sur l'évolution technologique qui sous-tend le paiement des titres de transport. Pire, il semble même qu'il n'y a de leur part aucune volonté d'en harmoniser le concept avec les autres entreprises de transport public, des CFF notamment.
La globalité c'est maintenant !

C'est un énorme gâchis qu'il faut dénoncer aujourd'hui !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | mercredi, 21 novembre 2012

@Djinus.

Une appli... oui, ca coute centaines de milliers de francs.
C'est ce qu'ils ont payés pour l'ersatz d'appli qui ne sert strictement à rien (ou presque) et qui est dispo sur Apple Store et GoogePlay... Là où les CFF ont une appli qui a aussi couté bonbon, mais qui sert à quelque chose et fonctionne!

Tout comme les distributeur qui ont couter bonbons, qui sont régulièrement en panne (et pas seulement suite à du vandalisme, loin de là...)

Quant à la gratuité des transports... no comment. Oh c'est sur que du coup ce serai plus facile pour l'utilisateur: rien à payer, donc pas de billets, pas d'automates. Mais la gratuité coûte tjs trop cher au final...

Écrit par : Pierre Roche | jeudi, 22 novembre 2012

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