lundi, 02 novembre 2015

Les versets du communautarisme selon Sainte-Esther

En août 2015, Madame Esther Alder, Maire de la Ville de Genève, s’est adressée aux "familles concernées" par l’octroi de "l’allocation de rentrée scolaire" et les a invitées à "faire valoir" leur "droit" à cette prestation sociale communale qui n’a guère d’équivalent dans les autres communes genevoises, ni dans les autres cantons suisses, en remplissant un formulaire ad hoc figurant en annexe.

Au verso, on peut constater qu’une partie du texte de ladite lettre a été traduite dans une dizaine de langues étrangères.

Or, conformément à l’article 5 de la Constitution de la République et canton de Genève, du 14 octobre 2012 (RS A 2 00) :

"Art. 5 Langue

1 La langue officielle est le français.

2 L’Etat promeut l’apprentissage et l’usage de la langue française. Il en assure la défense."

Ne ressort-il pas clairement de cette disposition constitutionnelle que les autorités de toutes les collectivités publiques genevoises (communes et canton) sont tenues de s’adresser à leurs administrés dans la langue officielle de la République et canton de Genève, c’est-à-dire en langue française exclusivement ?

Selon un document à forte connotation militante, intitulé "Politique municipale de la Ville de Genève en matière de diversité", du Conseil administratif de la Ville de Genève, daté du 30 juillet 2014 :

"Fondée sur le principe d’inclusion sociale et sans nier les difficultés et tensions du vivre ensemble, la politique communale en matière de diversité se focalise sur ce qui rassemble les personnes et non sur ce qui les divise. Elle reconnait les ressources et le dynamisme des communautés linguistiques, ethniques et nationales, tout en élaborant une identité autour de valeurs communes, celles des droits humains. La volonté politique du Conseil administratif est d’œuvrer en faveur d’une Genève plurielle et une à la fois."

"La Ville de Genève mène une politique d’accessibilité aux prestations publiques municipales. Par souci d’équité, elle atténue les obstacles (administratifs, linguistiques, notamment) que peuvent rencontrer ses résident-e-s."

Outre les curieux néologismes d'usage ("vivre ensemble", "droits humains", "plurielle et une", "résident-e-s", etc.) que comporte ce texte, il y a surtout matière à s’interroger, voire à s’inquiéter, au sujet des intentions du Conseil administratif de la Ville de Genève en matière de cohésion sociale, notamment envers sa population étrangère, puisqu’elle semble vouloir diviser notre société en "communautés linguistiques, ethniques et nationales".

Or, selon l’article 210, alinéa 1er, de la Constitution genevoise :

"L’Etat facilite l’accueil, la participation et l’intégration des personnes étrangères".

Dès lors, comment peut-on faciliter l’intégration des personnes étrangères si les autorités s’adressent à ces dernières dans leurs langues d'origine au lieu de le faire dans la langue officielle de Genève ?

En effet, le fait de s'adresser aux personnes étrangères dans la langue officielle n'est-il pas le meilleur moyen pour les collectivités publiques de leur ouvrir les portes de notre société et de les encourager à s'y intégrer, précisément en les incitant à apprendre notre langue ?

Commentaires

***Point 1***

«Ne ressort-il pas clairement de cette disposition constitutionnelle que les autorités de toutes les collectivités publiques genevoises (communes et canton) sont tenues de s’adresser à leurs administrés [en français] exclusivement ?»

Pas forcément. S'il s'agissait d'un procès, le principe supérieur de pouvoir avoir un procès équitable demanderait qu'on traduise les propos de et à l'adresse de l'accusé. Ici, il faut pondérer aussi entre le besoin que chaque administre puisse comprendre de quoi il retourne et les inconvénients de ne pas faire une lettre *exclusivement* en français (on ne parle pas de faire une lettre en anglais pour tous, histoire de simplifier).

Donc il nous faut peser le pour et le contre pour savoir si c'est légitime ou non.

AVANTAGES:
— l'égalité de traitement;

— informer qu'il existe des démarches, qui pour la plupart sont en français, et qu'il est donc important d'apprendre cette langue (positif pour l'intégration, donc);

— montrer qu'on cherche à faire un pas vers l'autre plutôt que l'exclure, ce qui est plus efficace pour l'intégration qu'un «adapte-toi ou débrouille-toi» (on n'apprend pas une langue en un jour, et encore moins avec un prof qui ne parlerait qu'un jargon administratif);

— pas coûteux puisque fait bénévolement (y a un peu plus d'encre utilisée, c'est vrai…).

DÉSAVANTAGES:
— les gens n'auront plus envie de s'intégrer, parce que la seule raison qu'ils ont de le faire, bien évidemment, c'est de comprendre les papiers qu'ils ne recevaient avant qu'en français…

— la constitution sera violée, parce que les fonctionnaires vont oublier que la plupart des gens parlent français et que le canton n'adressera plus que des courriers en langue étrangère dorénavant…

— des étrangers vont comprendre qu'ils ont le droit de demander de l'argent, et mettre en pratique ce droit, ça va coûter…

— les gens ne seront plus obligés de savoir le français dès le premier jour où ils mettront le pied à Genève, comme c'est le cas maintenant…

— on aide des étrangers, alors qu'on leur permet déjà d'être chez nous, faudrait quand même pas exagérer… (Est-ce que nous quand on va à l'étranger, on peut compter sur des indications traduites? Oui, bon, mais on est touristes et on apporte de l'argent, alors ça ne compte pas.)


***Point 2***

En reprenant des points énoncés ci-dessus, question intégration, je pense qu'on ne peut pas demander à tout le monde de savoir le français très rapidement, ni de subordonner des allocations à une sorte de test de compréhension de français. Une personne veut ou ne veut pas s'intégrer, et ce n'est pas un formulaire traduit ou non qui y changera quelque chose. Or, qu'est-ce qui va favoriser l'envie de s'intégrer?

— D'un côté, on a une lettre qui tend la main à ceux qui ont encore des difficultés, mais qui montre qu'il existe des démarches qui peuvent être faites et que la maîtrise du français sera d'une grande aide pour cela.

— De l'autre, on a une envie de dire aux gens qu'ils n'ont qu'à savoir le français déjà, et que si ce n'est pas le cas, tant pis pour eux; bref, le meilleur moyen pour qu'ils ne se sentent pas accueillis et qu'ils se réfugient dans le communautarisme.


***Conclusion***

Bref, il me semble que ta lecture des textes est très subjective et que tu te complais dans la critique facile envers cette pauvre lettre traduite en partie:
— la défense du français se situe à un autre niveau, celui des entreprises par exemple;

— la politique d'intégration, elle, passe par des moyens et accueil des gens et une véritable volonté de les intégrer. Ces gens viennent avec leurs différences, et on ne pourra pas les gommer; penser qu'il suffit de dire «soyez comme nous», c'est voué à l'échec et les condamner à un repli identitaire. Amenons-les plutôt à aimer la Suisse et ses «valeurs», le reste se fera tout seul.


***Remarque 1***
Bon, évidemment, on dira que je ne suis pas objectif. En tant que sale prof et donc forcément gauchiste, c'est normal que je milite pour qu'on donne l'envie de s'intégrer — et donc du coup d'apprendre la langue —, en donnant les outils pour le faire, plutôt que de passer par la case «apprends la langue, sinon on fera tout pour te mettre des bâtons dans les roues et si t'y arrives pas, tant pis pour toi, personne ne t'a demandé de venir»…

***Remarque 2***
En fait, ce qui m'énerve le plus, c'est juste que ta position, je l'attendrais plus du MCG que d'un éminent PLR qui avait l'habitude d'avoir une réflexion dénuée de tout raccourci.

***Remarque 3***
Et je ne peux pas non plus m'empêcher de penser que si la lettre décriée n'allait pas proposer de faire des demandes d'allocations, mais allait rappeler aux administrés des devoirs ou faisait des propositions pour améliorer la sécurité, que sais-je… eh bien ça ne ferait pas tout ce foin: on dirait alors que le besoin que les gens comprennent l'information est plus important que le reste. Mais ici, forcément, c'est pour donner de l'argent, donc on se sent légitimé à y mettre des conditions, en particulier une certaine volonté de s'intégrer. Mais primo, ce n'est pas ce que veut la loi: elle est la même pour tous, et donc il n'est pas choquant que les informations la concernant soient transmises avec les mêmes chances de compréhension pour tous, même des gens qu'on pourrait prendre pour des mauvais administrés sans désir de s'intégrer; secondo, être capable de comprendre la lettre en français n'est tout simplement pas un indicateur fiable du désir d'intégration.

Écrit par : Laurent | lundi, 02 novembre 2015

Faire de l'UDC pour un PLR, ce n'est pas le plus indiqué pour se démarquer.
Laissez donc l'UDC s'occuper du bruit des trams et de ces lettre "scandaleuse"...
Que le PLR se concentre sur les vrais problèmes.

Écrit par : motus | mardi, 03 novembre 2015

Mon cher Murat,

Après mon commentaire un peu rapide sur facebook, je vais essayer d'argumenter de manière un peu plus claire en parlant des conséquences de cette lettre sur le terrain.

Si ce courrier n'est pas fait de cette manière, chaque prof qui va se trouver dans la situation d'un élève dont les parents ne savent pas à qui s'adresser pour subventionner le matériel de base va devoir convoquer ledit parent (ce qui n'est pas forcément évident) et faire payer un interprète à 180.- de l'heure -comme le prévoit la loi d'application scolaire, du moins dans le canton de Vaud, mais je serais très étonné que ce soit différent à GE- pour l'informer de ses droits et faire en sorte que le gamin puisse suivre les cours correctement. C'est pour le prof le seul moyen de pouvoir faire son travail correctement. Parce que les enfants qui n'ont même pas de stylo le premier jour de classe, c'est plus courant qu'on croit, surtout dans les classes allophones, et ne pas disposer de ses outils de travail, c'est déjà ennuyeux pour un adulte indépendant, mais quand c'est un élève qui se retrouve de fait désœuvré dans la classe, ça part vite en sucette. Pas besoin d'être pédagogue pour comprendre que pour "tenir" un groupe, il est important de pouvoir proposer une activité à chacun et que le désœuvrement est la porte ouverte à l'indiscipline et l'anarchie.

Je crois que c'est assez clair : en bref, j'aurais rêvé que ça existe quand j'enseignais aux élèves allophones, ça m'aurait fait gagner de nombreuses heures et une sacrée quantité d'énergie. Et au vu de ce que ça coûte, c'est pas cher payé. J'ose espérer que tu conçois que les tâches administratives de ce type ne sont pas de celles qui m'ont fait lâcher le droit pour me diriger vers l'enseignement et que si on peut consacrer notre énergie à autre chose, ce sera certainement plus confortable pour tout le monde.

Quant à ce qui concerne l'intégration, je me doute que tu as déjà réalisé seul le décalage de ton raisonnement. Que l'état promeuve la langue c'est évident, mais pour ce qui est de l'organisation d'un groupe, il y a des priorités autrement plus concrètes, à savoir faire passer l'information. Or, dans TOUS les modes de communication, c'est à l'émetteur de s'assurer que le récepteur a bien pigé le message, et pas l'inverse. C'est le B A BA de la com'. En tant que fervent supporter de l'armée suisse, je suis sûr que ce concept t'es familier, et comme ex-soldat radio, je suis bien placé pour savoir quelles sont les consignes en l'espèce quand tu contactes un teuton.

Bref, je suis sûr que ta démarche partait d'une bonne intention, mais en l'espèce, contrairement à d'habitude et avec toute l'amitié que j'ai pour toi, laisse-moi te dire que tu fais fausse route. Ça n'enlève cependant rien au bien fondé de la promotion de la langue française auprès des allophones dans notre canton (parce que oui, depuis peu, je suis meyrinois ;) et voterai pour toi si l'occasion se présente).

Bien à toi et en espérant avoir fait avancer le schmilblick,

Nicolas

Écrit par : Bertoni Nicolas | mardi, 03 novembre 2015

Sujet intéressant, tant pour le développement que le commentaire. Ce genre de discussion devrait se passer régulièrement pour remettre à plat des raisons et les objectifs et bien comprendre si une action sert bien dans le cadre d'un mandat, lequel mandat peut être ainsi précisé.

Sur la référence MCG, je suis moins d'accord Laurent, alors que pour le reste je comprend bien vos explications justifiées – il faut bien sûr voir ce que cela donne dans la pratique, et si les avantages dominent sur les désavantages, afin de vérifier si le but idéal est atteint.

Moins d'accord sur ce que vous dites que c'est une position MCG. Je pense que l'on ne doit pas laisser de débat à un seul parti, comme en France pour l'immigration. Tous les sujets doivent être repris par tout le monde. Et ce serait un comble de pratiquer l'intégration et d'exclure le MCG de nos esprits!

J'ai enseigné quelques temps le français à des demandeurs d'asile (et je ne suis pas un sale prof gauchiste, j'en mourrai guéri!!! :-D), et ils ont une vraie difficulté. Certains bossent vraiment, d'autres moins. Ce n'est pas gagné. Je suis plutôt d'accord qu'on tende la main.

Mais en terme de communautarisme, Mme Alder me dérange beaucoup plus avec son féminisme militant au sommet du gouvernement municipal. Je trouve cela inacceptable.

Ensuite, il est amusant de constater que même en voulant ôter toutes les différences entre les gens: ethniques, etc, elles existent et l'on doit bien faire avec et les nommer. A France 2 sur Taddeï une antillaise parlait de la communauté blanche,,, elle n'avait pas d'autre mots. C'est pour cela que je dis qu'il faut cesser d'avoir peur des mots. C'est l'intention qui compte.

Écrit par : hommelibre | mardi, 03 novembre 2015

L'Etat devrait donner des cours de langues étrangères aux suisses de souche afin qu'ils puissent s’intégrer aux communautés étrangères qui ne veulent pas apprendre le français...

Écrit par : norbert maendly | mardi, 03 novembre 2015

Les interprètes auprès des tribunaux sont payés 80,-/h, 120,-/h s'ils sont avocat.
Les frais de déplacement ne sont pas remboursés, ni le temps mis pour venir sur le lieu de la prestation.

Écrit par : Tiina | mardi, 03 novembre 2015

Norbert Maendly, ne leur donnez pas des idées ... ils sont capables de vous prendre au mot.

Écrit par : Victor-Liviu Dumitrescu © | mardi, 03 novembre 2015

Vous me décevez bcp cher Murat.
Et que ne parlez-vous alors des étrangers vivant dans nos communes genevoises depuis plus de 8 ans et à qui s'adressent, en langues "barbares", les mairies et les CA pour les persuader d'aller voter. Voter, un acte citoyen. je ne vous ai jamais lu à ce sujet.
Ne vous abaissez pas au niveau de votre collègue de parti, M. Rémy Burri, qui insinue que R.Cramer et L.Maury Pasquier sont complices ou instigateurs des tagages récents.
Floreat et crescat Belles-Lettres et merdazof.
:-) :-)
cordialement
p.losio

Écrit par : pierre Losio | mardi, 03 novembre 2015

C'est quoi cette dénonciation, il n'y a pas de sujet plus grave à traiter ?

Franchement, je n'ai rien ni pour (ni contre d'ailleurs) la maire de Genève, mais l'attaquer sur ça, me parait être au mieux une attaque politico-personnelle qui n'a aucun lieu d'être, au pire dans l'air du temps voulant que tout ce qui concerne les étrangers serait désormais suspect .... mais porteur politiquement.

Bref, M. Alder, je suis certain que vous êtes capable de beaucoup mieux que ce mauvais et inutile procès !

Écrit par : Vincent | mardi, 03 novembre 2015

"Les interprètes auprès des tribunaux sont payés 80,-/h, 120,-/h s'ils sont avocat."

Tout dépend de la rareté de la compétence, mais j'ai vu des factures monter à 180.-. En général, pour les langues courantes, on n'a pas besoin d'interprète, y a toujours un collègue qui est prêt à faire le déplacement et à donner gracieusement de son temps pour éviter des frais et des démarches inutiles.

Écrit par : Bertoni Nicolas | mardi, 03 novembre 2015

Je voudrais bien vous voir écrire le même billet sur les pratiques systématiques du service de la promotion économique ou de l'université, plutôt que sur un malheureux courrier...

Écrit par : Yan Aegerter | mardi, 03 novembre 2015

A force de lire "qu'il y a des sujets plus grave à traiter", je commence à me demander si ce n'est pas justement ce qui est le plus grave : vouloir éluder des questions au profit d'autres, "plus graves" ...

Je te soutiens Murat, cette lettre est un scandale.

Écrit par : Laurent T. | mercredi, 04 novembre 2015

@Laurent T.
Eluder quel genre de questions exactement ?
Allez y dites nous le fond de votre pensée !

Ceci dit, chacun voit un scandale où il veut, ... où il peut !

Écrit par : Vincent | mercredi, 04 novembre 2015

Cher Murat,
Tu as raison à 100%, c'est absolument scandaleux et même avec des traducteurs bénévoles je trouve ça inadmissible.
De même, lors des élections municipales 2015, le Canton de Genève avait diffusé des affiches dans plusieurs langues (albanais, portugais, et d'autres) pour appeler les gens à voter. Il avait aussi écrit une lettre en langue étrangère à tous les habitants non francophones d'origine, et ayant le droit de vote municipal. C'est de l'argent public jeté par les fenêtres car je considère d'une part que voter étant un droit, l'Etat n'a pas à m'inciter à le faire et ensuite que s'il le fait, il doit le faire en français, langue officielle de Genève. Si au bout de huit ans, on n'est pas capable de lire un texte simple en français, vaudrait mieux s'abstenir de voter...
Gilles Champoud

Écrit par : Gilles Champoud | vendredi, 06 novembre 2015

ça s'appelle du racolage et ça fait longtemps que cette dame n'est plus vierge.

c'est ça l'égo! user/abuser des financements électoraux & publics avec son parti pour se faire mousser dans la populace

Écrit par : suisse & genevois déshérié | vendredi, 06 novembre 2015

Les communautés non-francophones connaissent parfaitement leurs droits aux diverses subventions ainsi que les démarches à entreprendre pour en bénéficier, l'information étant assurée par les réseaux communaitaires, de clan, de famille. Les grands bénéficiaires de ces initivatives au fond sans doute bien intentionnées sont les services de la ville qui se conscrent à ce type d'action, avec des états-majors, postes et échelles de salaire à la clé, qui peuvent ainsi "prouver" leur incountournable utiité.

Écrit par : Ashwani Singh | samedi, 07 novembre 2015

"Les communautés non-francophones connaissent parfaitement leurs droits aux diverses subventions ainsi que les démarches à entreprendre pour en bénéficier, l'information étant assurée par les réseaux communautaires, de clan, de famille."

Quelle expérience en la matière avez-vous pour affirmer cela ? Ou quelles sources ?

Parce que c'est une opinion très différente de ce que j'observe sur le terrain, où les migrants sont souvent très étonnés de découvrir que l'assurance RC qu'ils paient a une contrepartie et que non, ils ne vont pas avoir à rembourser eux-même l'intégralité de l'objet malencontreusement mis hors d'usage par leur enfant.
Je ne doute pas de de tels "réseaux" existent, mais je doute également qu'ils constituent ne serait-ce que 10% des personnes concernées.

Écrit par : Bertoni Nicolas | samedi, 07 novembre 2015

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