lundi, 22 février 2016

L'extrême-gauche et le GSsA militent pour le maintien d'une caserne vétuste en plein centre-ville, s'opposant ainsi à la construction de 1'500 logements


Le 16 avril 2015, le Grand Conseil a adopté, par 73 voix (PLR, PDC, UDC, MCG, PS) contre 18 (Ensemble à Gauche, Les Verts), les trois projets de loi suivants :

1. le PL 11578 ouvrant un crédit d'étude de CHF 2'905'000.- en vue de la réalisation de bâtiments pour le centre d'instruction d'aide en cas de catastrophe sur le site d'Epeisses ;

2. le PL 11579 ouvrant un crédit d'étude de CHF 1'390'000.- en vue de la transformation des infrastructures du centre de logistique civile et militaire d'Aire-la-Ville ;

3. le PL 11580 ouvrant un crédit d'ouvrage de CHF 20'869'000.- pour la reconstruction d'un bâtiment de stationnement de troupe sur le site de Meyrin-Mategnin.

Ces trois objets ont notamment pour objectif commun de libérer le site des Vernets, sur lequel l'Armée dispose d'un droit de superficie jusqu'en 2040, pour y construire 1'500 logements, dont 600 logements sociaux et 300 logements pour étudiants, soit deux tiers des logements prévus sur ce site.

Le 28 février 2016, les Genevois sont appelés à se prononcer sur le troisième de ces projets de loi en suite d'un référendum lancé par l'extrême-gauche et le GSSA.

En d'autres termes, les plus farouches anti-militaristes de Suisse, auxquels il convient d'associer un ancien député qui dirige encore et toujours le département des constructions et de l'aménagement de la Ville de Genève, militent pour le maintien d'une caserne vétuste en plein centre-ville de Genève, s'opposant ainsi à la construction de 1'500 logements. On croit rêver !

Nous voilà donc une fois de plus confrontés au dogmatisme et à l'intransigeance d'une partie de l'extrême-gauche genevoise, qui avait déjà réussi, en 2012, l'exploit de s'opposer à l'adoption de la nouvelle Constitution genevoise au seul et unique motif que celle-ci comportait une simple mention du principe de l'appui militaire aux autorités civiles cantonales, d'ailleurs déjà prévue par la Constitution fédérale.

Genève n'est pas seulement aux troupes de sauvetage et d'aide en cas de catastrophe ce que Walenstadt et l'Hongrin sont à l'infanterie, ce que Thoune et Bure sont aux troupes blindées et ce que Bière et le Simplon sont à l'artillerie : Genève est également, de par sa vocation internationale, la carte de visite de la Suisse auprès des organisations internationales et des représentations diplomatiques étrangères auprès de ces dernières.

La capacité de notre canton à accueillir sur son territoire une partie des infrastructures nécessaires à l'instruction et à l'engagement des troupes de notre Armée contribue donc à la fois à la politique étrangère et à la politique de sécurité de la Suisse.

Dans la mesure où les nouveaux aménagements planifiés sont également de nature à contribuer dans une mesure importante à la construction de logements dans un canton qui souffre d'une pénurie chronique de logements depuis de trop nombreuses années, il apparaît d'autant plus incompréhensible, pour ne pas dire totalement irresponsable, de s'opposer aux projets de loi mentionnés ci-dessus.

Le 28 février 2016, le pragmatisme et le bon sens commandent donc de voter, sans aucune hésitation, un OUI clair et net à la reconstruction du stationnement de Meyrin-Mategnin et à la construction de 1'500 logements aux Vernets.

Commentaires

Il est malhonnête de ramener les arguments des opposants à de l'antimilitarisme primaire. Personne ne voit d'inconvénient à ce que l'armée reste dans le Canton, mais elle n'a qu'à payer ses infrastructures.
Le chantage bidon et la menace de garder la caserne aux Vernets est scandaleux. Rien que pour ça je voterai non. Et on verra bien ce que fera l'armée. A mon avis, elle quittera les lieux la queue entre les jambes, un peu penaude d'avoir essayé mais pas pu.

Écrit par : Pierre Jenni | lundi, 22 février 2016

Quelle merveilleuse carte de visite pour Genève que de se débarrasser de l'armée. Définitivement. Genève ville de paix. Genève ville de la paix. En cas de guerre, Genève est une ville ouverte. Elle est indéfendable. Une caserne ne peut qu'être un prétexte à un bombardement. Je voterai donc NON.

Signé: un "totalement irresponsable".

Écrit par : Lucretius | lundi, 22 février 2016

Quel plaisir ce fut, pour faire la nique à Maudet le cachottier (*), de cocher le 'non' à la question numéro 8.

(*) Alors, finalement, cette convention indûment maintenue secrète a-t-elle été publiée ?

Écrit par : El Captain | lundi, 22 février 2016

@pierre Jenni
"Personne ne voit d'inconvénient à ce que l'armée reste dans le Canton, mais elle n'a qu'à payer ses infrastructures."

Vous avez tout dit...la gauche veut le déplacement mais veut que l'armée paie...normal.

En plus militairement ils ne servent pas à grand chose. Comme je l'ai déjà précisé, il serait plus judicieux d'avoir quelque chose de rattaché à l'aéroport, comme des unités STINGER. Beaucoup plus mobile. Cette caserne n'a rien a faire en ville et n'a aucune mission de paix d'ailleurs. Je crois qu'il y en a qui ont quitté l'armée il y a trop longtemps ou qui ont une vision encore d'époque de l'armée.

Écrit par : plumenoire | lundi, 22 février 2016

@Plumenoire, moi-même dans la Batterie II/15, formé sur stinger en 97, basé à Genève en cas de mobilisation, nous étions surtout aux Grisons, ou à Payerne, ou j'ai fais mon école de recrue. Ayant terminé mes obligations en 2010, je suis également d'accord sur le fait que le site des Vernets ne sert à rien. Aux dernières nouvelles, Maudet aurait livré les infos demandées par la gauche. Mais ayant déjà voté depuis deux semaines, cela me fait de belles jambes.

Écrit par : Laurent Lefort | lundi, 22 février 2016

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