jeudi, 05 avril 2018

Non, Hervé Falciani n'est pas un lanceur d'alerte !

Le 27 novembre 2015, le Tribunal pénal fédéral a reconnu Hervé Falciani coupable de service de renseignements économiques aggravé au sens de l’article 273, alinéa 3 du Code pénal suisse (ce qui est constitutif d'un crime selon le droit suisse) et l'a condamné à une peine privative de liberté de 5 ans.

Cet arrêt est entré en force dans la mesure où il n'a fait l'objet d'aucun recours.

Depuis l'annonce de son arrestation en Espagne le 4 avril 2018 à la demande de la Suisse, certains médias continuent, à tort, de le qualifier de "lanceur d'alerte".

Un lanceur d'alerte peut être défini comme une "personne qui, de bonne foi et pour la sauvegarde de l’intérêt général, révèle à l’organe compétent des comportements illégaux constatés de manière licite" (article 26, alinéa 3 de la Constitution genevoise).

Or, comme le relève Emilie Jacot-Guillarmod dans son résumé de l'arrêt du Tribunal pénal fédéral du 27 novembre 2015 :

"Hervé Falciani a réalisé à plusieurs reprises les éléments constitutifs de l’infraction de service de renseignements économiques. Il a en outre déployé une importante énergie criminelle, consacrant un temps considérable à améliorer la présentation de son « produit », créant notamment de fausses cartes de visite, un site Internet et plusieurs documents informatiques dédiés à la présentation des données. Il n’a pas agi comme un lanceur d’alerte, mais bien par appât du gain : il n’a en effet jamais cherché à aviser son employeur d’éventuels manquements au sein de la banque et a voulu monnayer les informations bancaires en sa possession. Il s’est au demeurant soustrait à la procédure pénale menée à son encontre et ne s’est pas présenté aux débats malgré le sauf-conduit qui lui avait été délivré, faisant preuve d’une totale absence de remords."

En d'autres termes, Hervé Falciani n'est pas un lanceur d'alerte, mais bien un criminel qui doit purger sa peine.

Commentaires

Il est l’archétype du héro européen . Pas de loyauté en vers son patron. Pas de loyauté envers le pays qui le fait vivre. Pas de loyauté envers ses propres engagements. Et on veut nous faire entrer dans ce machin où pullulent les Falcianis

Écrit par : norbert maendly | jeudi, 05 avril 2018

Mais bien sûr que si Falciani est un lanceur d'alerte en plus il dénonce une banque de mafieux qui blanchis l'argent la drogue!

Écrit par : Dominique Degoumois | vendredi, 06 avril 2018

Cet ex-croupier n'a fait que donner dans l'opportunisme, n'a jamais prouvé autre chose que son intention de s'enrichir.
Falciani a, à chaque fois, agit par opportunisme, a volé et cherché à vendre au plus offrant, le fond de commerce d'employeurs dont il connaissant le domaine de business.

Ce type n'a fait que tourner et retourner sa veste et enfiler celle du chevalier blanc défenseur de toute morale contre le secret bancaire Suisse - quand depuis le Liban, ses offres de vente des données volées ont tourné court:

le fisc français, en guerre contre la place bancaire Suisse, a utilisé Falciani et ses "négociations", pour lui faire le chantage de ce marché: données volées remises au fisc français pour leur exploitation (interdit officiellement) par l'ex-employé HSBC qui en France, endossait le rôle de "lanceur d'alerte" en commission parlementaire, au lieu d'y être poursuivi par les lois Suisses - et le tour était joué.

Falciani a d'abord été employé d'HSBC Monaco, Etat reconnu pour son "absence" de secret bancaire, et pour sa position "anti blanchiment d'argent", emploi d'informaticien où Falciani n'a pas fait preuve de ses "talents" ou intentions, de lanceur d'alerte.

D'abord "détaché" d'HSBC Monaco à HSBC Genève avant d'y être sur payroll, Falciani y a saisi l'opportunité, facile, de compiler les données confidentielles d'une partie de la clientèle internationale (et il ne fut pas le seul à imprimer des rames de données). A partir de l'usage d'un programme confidentiel de données-clients, destiné exclusivement à la direction. Je connais ce programme pour avoir été dès sa création, la seule à le manipuler. Jusqu'à ce que le petit chef de l'informatique Suisse, un français résident VD, ne me force à signer la fin de mon contrat avec HSBC informatique international, afin de faire place à Falciani. Si j'ignorais les conséquences qui allaient découler des actes de ce Falciani, ce n'était pas le cas d'un ensemble de conditions délictuelles inacceptables ayant cours du fait de ce petit chef français, de l'informatique Suisse. En vrac: j'y fus témoin d'emploi fictif, d'mplois au black de chinois issus d'agences temporaires de Shangaï, partant et revenant travailler sur visa touriste (les RH, informés et sur ma demande, incapables d'y remédier), refus systématique du recrutement de tout informaticien Suisse compétent, effectué en faveur du recrutement de masse et via boîte au lettre d'une agence temporaire complice, de français non-encore sous statut frontalier, en dépit de leurs incompétences crasses - payés les 3 premiers mois via la boîte tempo, ensuite salariés mais sur 3-6 mois en totale incapacité d'effectuer la moindre tâche, leur mobbing de groupe envers les rares Suisses, d'une cruauté que je n'ai pu tempérer, conduisant au suicide de l'une, que je fus seule à soutenir. J'y ai gagné un licenciement sec en 20 minutes.

Lanceurs d'alerte: non protégés, lois inexistantes en Suisse. Aux débuts de la "carrière" genevoise de Falciani, un journaliste de la TdG que j'avais alerté, ma interviewée. L'histoire en est restée là, les préoccupations médiatiques ayant d'autre centres d'intérêt.

Non Dominique Degoumois, vous faites cette erreur: vous ne pouvez utiliser rétroactivement votre opinion et/ou l'opinion publique & lois 2018 pour en revendiquer l'application, sur des faits ayant eu lieu avant 2008. les lois Suisses en vigueur à l'époque de son vol, sont celles applicables.

Écrit par : divergente | vendredi, 06 avril 2018

A l'origine à Hongkong la banque hsbc s'occupait du trafic d'opium! ref wikipédia!

Écrit par : Dominique Degoumois | vendredi, 06 avril 2018

J'aurais une question:
Pourquoi devriez-nous voter pour vous alors que vous n'êtes pas fichu de trouver du temps pour alimenter votre propre blog ?
N'êtes-vous pas trop pris par vos obligations professionnelles pour le bien commun ?

Écrit par : Chloé T. | samedi, 07 avril 2018

Chère Madame,

Attendez-vous de la part d'un député qu'il serve le bien commun en alimentant son blog ou en consacrant de nombreuses heures de travail à la rédaction d'objets parlementaires ?

Vous trouverez sous le lien suivant, la liste des objets parlementaires dont je suis le principal l’auteur :

http://www.muratalder.ch/bilan/grand-conseil-2013-2018/

Avec mes meilleures salutations,

Murat Julian Alder, député

Écrit par : Murat Julian Alder | samedi, 07 avril 2018

Cher Murat,
Merci infiniment pour tant de bon sens, il est temps de rappeler aux médias que la Suisse est un Etat de droit, oui oui, un Etat de droit. Dans cet Etat de droit, Falciani a été condamné pour un crime qu'il a commis. Il n'est donc pas un héros, les journaux doivent le dire et oublier à tout jamais le terme de "lanceur d'alerte" pour Falciani, sinon on pourrait même les soupçonner de faire l'apologie d'un crime... Les cinq prochaines années dans une cellule, c'est le seul endroit adéquat pour Falciani.
J'ai voté pour toi, comme d'habitude.
Bonne chance pour les élections.
Gilles

Écrit par : Gilles Champoud | mardi, 10 avril 2018

Cher Gilles,
Un grand merci de tes lignes et de ton soutien !
Bien à toi,
Murat

Écrit par : Murat Julian Alder | mercredi, 11 avril 2018

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