lundi, 19 novembre 2018

Le peuple suisse est le plus souverain et démocratique du monde

Article paru dans la Tribune de Genève du 23 novembre 2018, rubrique "La lettre du jour".

Les auteurs de l’initiative dite « pour l’autodétermination » (qu’ils auraient d’ailleurs mieux fait d’appeler « pour l’autodestruction ») prétendent vouloir sauver la démocratie suisse parce que le peuple n’aurait plus voix au chapitre et que ses décisions ne seraient pas respectées, ce qui est pour le moins étonnant.

En effet, doit-on leur rappeler que chaque année, il y a plus de votations populaires en Suisse que partout ailleurs dans le monde ? Doit-on leur rappeler qu’aussi bien à l’échelon communal que sur le plan cantonal et au niveau fédéral, le peuple a toujours le dernier mot ?

La démocratie directe est solidement enracinée dans l’identité de notre pays. Soutenir l’idée que celle-ci ne serait pas respectée et qu’elle a besoin d’être secourue, c’est se moquer de l’histoire et des institutions de la Suisse.

Depuis plusieurs semaines, les partisans de l’initiative viennent nous pleurnicher dans les bras pour dénoncer le fait que les autorités ne respecteraient prétendument pas les décisions populaires.

Ils citent par exemple le cas de l'expulsion des criminels étrangers. En effet, une initiative dont l’objectif n’était en soi pas dénuée de pertinence, à savoir celui de bannir de notre territoire celles et ceux qui abusent de notre hospitalité, avait été acceptée en 2010. Cette initiative a alors fait l’objet d’une législation de mise en œuvre. Or, cette législation n'a pas été combattue par la voie du référendum. De surcroît, elle a été suivie de l’initiative dite « de mise en œuvre ». Doit-on rappeler ici que cette dernière a été refusée en votation populaire 2016 ?

Les auteurs de l’initiative « pour l’autodétermination » critiquent également la manière dont a été mise en œuvre l’initiative dite « contre l’immigration de masse ». Doit-on leur rappeler qu’ils se sont bien gardés de lancer un référendum contre cette législation ?

Notre démocratie directe n’est pas le rayon d’un supermarché dans lequel on pourrait choisir entre les scrutins qui nous plaisent et ceux qui nous dérangent. Au contraire, elle se porte à merveille et continuera encore et toujours de faire rêver le monde entier. Il suffit de savoir utiliser les instruments précieux qu’elle met à notre disposition.

C’est pourquoi, le 25 novembre prochain, il faut voter NON à cette initiative aussi inutile qu’absurde.

Commentaires

Un bon ouvrier travaille avec ses outils pas avec ceux prêtés par un autre !

Écrit par : Maendly | lundi, 19 novembre 2018

"Le peuple suisse est le plus souverain et démocratique du monde"

Le problème, Monsieur Alder, c'est que ... les autres états, les états étrangers donc, ... ben ... ils ne le croient pas, ou ne l'entendent pas, ou ont d'autres projets ... pour les suisses.

Et là est le fonds du problème.

C'est qu'il ne suffit pas pour ces états là que la Suisse existe pour respecter sa souveraineté.

Parce que c'est l'existence même de la Suisse-état-souverain qui est un problème pour ces états là, (ou si vous préférez, leurs commanditaires) visant à subordonner les états européens sous un même gouvernement non-élu.

Parce que reconnaître la souveraineté de la Suisse, c'est reconnaître que les autres états passés sous le diktat européen, ne le sont plus, eux, ... souverains.

C'est pour cela, que ces états visent à détruire la souveraineté Suisse, et Ada Marra à diluer la souveraineté Suisse, dans l'esprit des suisses d'abord, pour les amener à *abandonner* ... LEUR souveraineté, LA souveraineté suisse, ... et à autoriser des juges et des politiciens étrangers à REDEFINIR, dans l'intérêt des pouvoirs financiers qui les contrôlent, ... LA souveraineté des suisses, LA souveraineté de la Suisse, ET LES rapports qu'entretiennent les suisses avec leurs gouvernements fédéral, cantonal, et communal.

Écrit par : Chuck Jones | lundi, 19 novembre 2018

En tout cas le gouvernement "bernois" ne fait aucun cas des résultats des votations, pour eux un OUI) est un NON! Tous les gouvernement appellent a une "gouvernance mondiale", centraliser tous les pouvoirs est anti-démocratique!

Écrit par : Dominique Degoumois | lundi, 19 novembre 2018

Monsieur Alder, j'hésite entre deux interprétations.
Soit vous êtes maso et vous venez ici prendre avec délectation la fessée, soit vous avez compris que, "peu importe ce qu'on en dit, pourvu qu'on en parle" qui semble être une règle en politique.
Mais vous nous prenez vraiment pour des cons lorsque vous nous expliquez que nous avons accepté les lois d'application des modifications constitutionnelles. Car vous savez pertinemment ce que ça implique que de lancer un référendum. Il faut des moyens et une coalition large. Or, vous tous, les partis dits gouvernementaux, à l'exception notoire de l'UDC qui se bat souvent seule et non sans succès, faites bloc pour enfumer les citoyens. C'est petit et mesquin, mais ça marche. Jusqu'à quand ? On verra, mais je sens que vous allez vous prendre une belle baffe un de ces quatre.
Mais vous semblez aimer ça.

Écrit par : Pierre Jenni | lundi, 19 novembre 2018

Pierre Jenni a écrit l'essentiel de ce que j'avais à dire. Mais vous, Murat Alder, vous donnez une image de vous pas très belle à voir. Personne ne peut imaginer une seconde que vous pensez vraiment ce que vous écrivez.

Écrit par : Géo | lundi, 19 novembre 2018

DittH PJ.

"La démocratie directe est solidement enracinée dans l’identité de notre pays. Soutenir l’idée que celle-ci ne serait pas respectée et qu’elle a besoin d’être secourue, c’est se moquer de l’histoire et des institutions de la Suisse."
Humm, on en est où d'une certaine initiative d'un certain 9 février?

Écrit par : Daniel | lundi, 19 novembre 2018

Voilà une citation qui s'applique très bien à ceux qui défendent le non:

«Père pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu’ils font» (Luc 23, 34)

En fait cette citation ne s'applique pas au milieu de la haute finance (PLR etc.) qui lui sait très bien ce qu'il fait, mais elle s'applique à tous ceux (à savoir le PS, les Verts, l'église protestante de Genève etc.) qui prétendent être du côté des plus faibles et des plus pauvres et les trahissent .

Il est profondément triste, oui profondément triste que ces gens ne soient pas capable de voir le piège caché de l'UE.

Leur blocage face à l'UDC les aveugle.

Nous on se moque pas mal de l'UDC, ce qu'on veut c'est protéger les travailleurs.

Que vous le vouliez ou non la réalité est la suivante et VOUS NE POUVEZ PAS LE NIER:

La Cour européenne de justice a jugé illégales les mesures d'accompagnement en Autriche.

Les juges basés au Luxembourg ont en effet rendu mardi un jugement jugeant illégale la protection des salaires, a révélé le Tages-Anzeiger.

L'affaire s'est déroulée en Autriche, où un propriétaire d'une résidence a fait appel à une entreprise slovène pour travailler dans sa maison en Carinthie. Lors d'une inspection, les autorités autrichiennes ont constaté que l'entreprise ne respectait pas les règles contre le dumping salarial.

Elles ont donc appliqué les mesures prévues par le droit autrichien. Le propriétaire a dû suspendre les paiements et verser un acompte à titre de «garantie» au cas où l'entreprise slovène ne paierait pas l'amende.

La CJUE a jugé illégales ces mesures, estimant que le gel des paiements et le dépôt étaient incompatibles avec le droit européen. A ses yeux, ces mesures vont au-delà de ce qui est nécessaire pour protéger les travailleurs et lutter contre la fraude.

Cet avis de "droit" anéantit les arguments de ceux qui cobattent l'initiative soumise au peuple le 25 novembre.

Le cas autrichien montre également de nombreuses similitudes avec la Suisse. Jusqu'en 2016, les entreprises étrangères devaient déclarer leurs mandats aux autorités au moins une semaine avant le début des travaux. En 2017, ce délai a été supprimé sous la pression des juges européens, laissant la place à la «responsabilité du propriétaire».

Et cela est confirmé même par Micheline Calmy-Rey, ancienne conseillère fédérale, qui a fait la déclaration suivante dans le magazine SonntagsBlickle 12 août 2018:

"Si la Suisse reprenait les conditions de travail et de salaire de l'UE par le biais d'un accord-cadre, ce serait dangereux pour la protection de nos salariés. Le droit suisse protège mieux que le droit européen. Je suis absolument opposée à ce que le droit européen règle toutes les relations entre la Suisse et l'UE."

et ceci est confirmé également par de nombreux articles comme ceux-ci:

https://www.lematin.ch/suisse/justice-europeenne-nuit-protection-salaires/story/23054843

et

https://www.tagesanzeiger.ch/schweiz/standard/eugericht-bremst-lohnschutz/story/21948023

je vous conseille aussi al lecture de l'excellent billet de S. Montabert dont voici un passage marquant:

"L'abandon de l'autodétermination touche tout le monde. La campagne d'affichage a vu juste avec ses affiches aux tons neutres: la question dépasse largement le clivage droite-gauche traditionnel. Mettons-nous un instant dans la peau d'un camarade confronté à cet épineux problème. Le Droit international empêche toute marge de manœuvre démocratique dans l'initiative contre l'immigration de masse? Génial! Contre le renvoi des criminels étrangers? Formidable! Contre l'initiative des Alpes et le transit poids-lourds? Hum, c'est moins bien, en effet. Contre la libéralisation des services? Euh... Contre la dérégulation du Marché du travail? Contre le libre-échange absolu? Contre la sous-enchère salariale? Contre la concurrence fiscale?
Voilà qui est un peu plus embêtant."

En effet, un refus de cette inititative donnera carte blanche aux milieux de la haute finance qui tirent les ficelles dans l'UE et font tout pour tirer les salaires vers le bas. Voyez d'aileurs ce qui se passe avec Macron, le bien-nommé président des riches!

De nombreux hommes de gauche tels que le célèbre historien Emmanuel Todd sont opposés à l’UE et à l’Euro qui fait tant de ravages:

https://thinkerview.com/emmanuel-todd-trahison-des-elites-francaises/

En incitant à voter non la gauche défend l’UE des hyper-riches et de la super-classe mondiale.

Si les travailleurs ne veulent pas aller à l'abbatoir comme des moutons, VOTONS OUI LE 25 NOVEMBRE!

Écrit par : G. M. | lundi, 19 novembre 2018

"Le peuple suisse est le plus souverain et démocratique du monde"

C'EST JUSTEMENT POUR QU'IL LE RESTE QU'IL FAUT VOTER OUI!

Regardez les pays de l'UE dont les peuples sont soumis au diktat de Bruxelles.

Voilà la démocratie à la sauce UE qui nous attend si on ne vote pas OUI:

https://www.youtube.com/watch?v=ZSzvwhTiaYs

Et n'oubliez pas cette citation de J.C. Juncker:

«Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens.»

Honte au PLR qui est prêt à vendre nore démocratie directe pour des raisons bassement matérielles!

Écrit par : Arthur V. | lundi, 19 novembre 2018

«Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens.»

En effet, cette citation de Jean-Claude Juncker veut tout dire et nous montre clairement ce qui nous attend si le droit européen prime sur le droit suisse.

et la video de S. Royal complète le tableau:

https://www.youtube.com/watch?v=ZSzvwhTiaYs

Pour éviter ça, Votons OUI!

Écrit par : Armin Zurcher | lundi, 19 novembre 2018

"Leur blocage face à l'UDC les aveugle."

Chez Neeser, j'avais laissé entendre que ceux qui défendaient le non étaient ceux qui était dirigés par leur cerveau reptilien. Le pauvre diable n'a pas trop apprécié et m'a accusé de l'insulter.

Mais la réaction de toutes ces personnes, à l'exception des PLR, parti du fric pas toujours bien acquis, n'est-elle pas une réaction épidermique type pavlovienne?

Écrit par : G. Vuilliomenet | lundi, 19 novembre 2018

Juste pour info, le tout ménage Tout l'immobilier de ce jour publie quatre avis sur cette initiative:


https://www.toutimmo.ch/2018/11/initiative-pour-lautodetermination-4/

Écrit par : G. Vuilliomenet | lundi, 19 novembre 2018

Pierre Jenni, vous devriez être le dernier à traiter les autres de maso, quand on laisse un commentaire menaçant, et qu’on modère celui qui vous donne des munitions pour le remettre à sa place, mieux vous fermez les commentaIres.... ce que vous auriez pu faire après mon commentaire! On ne peut dire que vous soyez très courageux Pierre Jenni.

Cette mise au point n’a rien à voir avec le fait d’être modérée, ce qui en fait je m’en tape, mais je n’aime pas les deux poids deux mesures qui ne démontre que la lâcheté du blogueur qui en fait usage!

Écrit par : Patoucha | lundi, 19 novembre 2018

Lire: "le" deux poids deux mesures!

Écrit par : Patoucha | mardi, 20 novembre 2018

Nous allons dans le mur, cette votation c'est comme l'élection de macron de l'enfumage, avec le NON comme corollaire! Je préfère avoir raison avec les OUI, même si nous allons perdre! L'avenir va hélas nous donner raison! Effondrement massif des droits et des acquis sociaux de tous les nouveaux pauvres européens! Qui avant appartenaient à "la classe moyenne", dont les riches n'ont plus besoin pour continuer à s'enrichir!

Écrit par : Dominique Degoumois | jeudi, 22 novembre 2018

A NE MANQUER SOUS AUCUN PRETEXTE: LE DERNIER BILLET DE STEPHANE MONTABERT.

http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/archive/2018/11/11/contre-la-democratie-directe-l-hysterie.html

VOTONS UN GRAND OUI!

Écrit par : Arthur V | jeudi, 22 novembre 2018

Au célèbre passage du roman 1984 de G. Orwell:

"La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force."

on peut désormais ajouter ce nouvau mantra si cher aux opposants à l'initiative pour l'autodétermination:

"L'autodétermination c'est la fin de la démocratie et des droits de l'homme"

Ce n'est que quand on la compare au passage d'Orwell que cette phrase de propagande de l'oligrarchie mondialiste prend tout son sens!

Tout est dit! Votons OUI!

Écrit par : Arthur V. | jeudi, 22 novembre 2018

Vous tous, lisez cet article du Figaro ainsi que les commentaires des lecteurs français qui soutiennent l'autodétermination de la Suisse et vous comprendrez encore mieux comment l'oligarchie de gauche et de droite nous ment.

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/11/22/31002-20181122ARTFIG00126-initiative-pour-l-autodetermination-les-suisses-refusent-de-laisser-le-dernier-mot-aux-juges-etrangers.php

VOTONS OUI à l'AUTODETERMINATION!

Écrit par : Marie B. | jeudi, 22 novembre 2018

@ Marie B.

Il ne faut pas tout confondre!

Le Conseil de l'Europe (dont la Suisse fait partie) a son siège à Strasbourg. La Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), entrée en vigueur pour la Suisse en 1974, a été rédigée en 1950 par le Conseil de l'Europe. La Commission européenne des droits de l'homme (organe d'instruction) et la Cour européenne des droits de l'homme (organe de jugement), qui comptent chacune un juge suisse en leur sein et sont chargées d'appliquer les articles de la CEDH lorsqu'une cause est portée devant elles, ont leur siège à Strasbourg.

Ce qui est visé par l'initiative de l'UDC, c'est le CONSEIL DE L'EUROPE, la CEDH et la Cour européenne des droits de l'homme. Or, si les Français se rebellent, ce n'est absolument pas contre Strasbourg et ses institutions: c'est contre Bruxelles et ses institutions, c'est-à-dire contre la mainmise de l'UNION EUROPÉENNE sur leurs affaires.

Ce point est fondamental: le Conseil de l'Europe (Strasbourg) n'est PAS une institution de l'Union européenne (Bruxelles)! D'ailleurs, à ce jour, même si tous les tous les États membres de l'Union européenne (au nombre de 28) ont ratifié la CEDH, l'Union européenne en tant que telle ne l'a pas ratifiée alors qu'elle en aurait la possibilité.

Il ne faut pas confondre le Conseil de l'Europe (47 États membres) avec :
- le Conseil de l'Union européenne (aussi appelé Conseil des ministres, car il réunit les ministres des 28 États membres de l'Union européenne);
- le Conseil européen (qui réunit les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne).
L'initiative de l'UDC joue sur la méconnaissance qu'ont les Suisses des institutions européennes et, comme on le constate dans nombre de commentaires ci-dessus et sur d'autres blogs, l'UDC a parfaitement réussi à embrouiller son monde pour faire naître des craintes inexistantes.

Au risque de me répéter: il ne faut pas confondre l'Union européenne (de laquelle la Suisse ne fait pas partie) avec le Conseil de l'Europe (duquel la Suisse fait partie). La Convention européenne des droits de l'homme, que la Suisse a ratifiée, lie les États membres du Conseil de l'Europe et non pas ceux de l'Union européenne. La possibilité de recourir à Strasbourg en cas de violation de la Convention européenne des droits de l'homme par le Tribunal fédéral est une excellente chose pour les justiciables de notre pays.

S'il devait y avoir aujourd'hui une votation fédérale sur l'adoption par la Suisse du droit de l'Union européenne (ou, plus directement, une votation sur l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne), en ce qui me concerne je voterais résolument non. Mais ceci une autre histoire et nous n'en sommes absolument pas là, malgré les efforts des initiants pour faire l'amalgame et créer la confusion dans les esprits.

Votre conviction qu'il faut voter "oui" à l'initiative, chère Marie B. (ou plutôt Myriam Belakovsky, cat tout le monde vous a reconnue), est fondée sur une appréciation erronée des faits et de la situation. Je trouve que c'est bien dommage car en votant "oui", vous irez à l'encontre de vos convictions et des valeurs que vous voulez défendre.

Écrit par : Mario Jelmini | vendredi, 23 novembre 2018

L'article proposé par Marie B. parle d'une vidéo que je conseille de regarder.

Je vous laisse apprécier la conclusion de Laurence Fehlmann Rielle (Parti socialiste suisse) !

"Je pense que ce que l'UDC a initié, et par le fait que nous avons des droits populaires très développés, cela peut donner de mauvaises idées à d'autres pays qui aurait tendance aussi à avoir ..." (Laurence Fehlmann Rielle du parti socialiste).

Oui! Vous avez bien lu: "CELA POURRAIT DONNER DE MAUVAISES IDEES A D'AUTRES PAYS". Je pense qu'il est inutile de chercher à analyser ses propos, elle ne voudrait pas que les peuples décident de leurs destins. Je pense qu'on ne peut être plus clair.


Au sujet de l'article proposée par Marie B., il faut relever que la personne interrogée est JURISTE au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) et ne partage pas entièrement l'avis de Mario Jelmini qui utilise, me semble-t-il un peu trop l'argument d'autorité.

Écrit par : G. Vuilliomenet | vendredi, 23 novembre 2018

En théorie, Mario a évidemment raison de préciser le rôle des divers organes.
Mais ce qui est intéressant dans l'article du Figaro publié par Marie B. c'est l'intention qui se cache derrière, la création d'un Etat fédéral européen qui rendrait caduque la CEDH.
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/10/27/31002-20161027ARTFIG00321-laurence-vichnievsky-et-gilles-lacan-cedh-vers-un-federalisme-judiciaire.php

Écrit par : Pierre Jenni | vendredi, 23 novembre 2018

Quelle est la légitimité démocratique du Conseil de l'Europe?

Écrit par : G. Vuilliomenet | vendredi, 23 novembre 2018

L'article du Figaro cité par Pierre Jenni renvoie vers un autre article, assez effrayant:
http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2016/06/21/31001-20160621ARTFIG00149-cour-europeenne-des-droits-de-l-homme-pourquoi-en-sortir-est-un-imperatif-democratique.php

Morceaux choisis:
"pour prendre quelques exemples récents,... Dans le domaine ô combien sensible de la famille et de la filiation, la CEDH ne se prive pas d'intervenir, prenant de court le législateur en imposant à l'Etat de reconnaître la filiation des enfants nés de mères porteuses à l'étranger, ouvrant la voie à tous les trafics. Dans la lutte contre le terrorisme, la Cour s'est illustrée par des décisions aberrantes, empêchant l'expulsion ou l'extradition de terroristes patentés au motif qu'il pourrait subir dans leur pays de destination «des traitements inhumains ou dégradants»!
...
Un juge azerbaidjanais, albanais, moldave, géorgien ou turc, pour citer des ressortissants de pays réputés pour leur respect des droits de l'homme…, a ainsi une influence sur le droit français ... ... le «greffe», qui prépare les décisions. Peuplé de militants, on reconnaît leur marque dans une jurisprudence qui privilégie une vision «progressiste» de la société: refus des frontières, défiance vis-à-vis des Etats, culte de la non-discrimination, primat de l'intérêt du délinquant sur celui de la victime, de la revendication individuelle sur l'intérêt collectif, de la procédure sur la décision et l'action, libertarisme moral…
...
Parée des vertus faciles de protectrice des droits fondamentaux, la CEDH est ainsi devenu un objet étrange, à la fois législateur et cour suprême, ce qui n'est pas sans évoquer une sorte de Parlement d'Ancien Régime à l'échelle européenne, fonctionnant par des «arrêts de règlement» qui s'apparentent à de véritables diktats politiques.
...
Dans une démocratie, c'est en effet au législateur, et non au juge, a fortiori à un juge étranger, qu'il appartient de définir l'intérêt collectif. La CEDH, qui fait désormais intrusion au cœur même de la légitimité politique, pose donc un véritable problème démocratique."

Ca paraît clair.
Autrement dit, si l'initiative est refusée, la Suisse n'aura pas d'autre option que de dénoncer la CEDH.... précisément ce que redoutent prétendument les opposants.

Écrit par : Arnica | vendredi, 23 novembre 2018

Merci pour ce lien Arnica. Il vient peut-être un peu tard dans le débat...

Écrit par : Pierre Jenni | vendredi, 23 novembre 2018

Je me demande ce que Mario Jelmini peut répondre au commentaire de Arnica...

Écrit par : Géo | vendredi, 23 novembre 2018

Je viens de voter! Distribution des NON et des OUI:

Les PARTISANS DU NON:

PLR, Les Socialistes, Les Verts, PDC, Ensemble à Gauche,AJP,Chambre de commerce et d'industrie et des services de Genève,DEFENSE DES AINEES, DES LOCATAIRES DE L'EMPLOI ET DU SOCIAL (DAL), Fédération des Entreprises Romandes-Genève, Jeunes Libéraux-Radicaux Genève, Jeunes pour une Suisse ouverte, Jeunes Vert-e-s, Les sections communales du PS genevois, Les Vert'libéraux. Les Verts - sections communales, Parti communiste. Parti du Travail, Pro dcémocratie directe, SIT - Syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs, SSP, syndicat des services publics, Stopexclusion - non à l'ini anti8-droits, Unia, Verts-ge.ch

LES PARTISANS DU OUI:

MCG - MOUVEMENT CITOYEN GENEVOIS - UDC

Avec tout ça il ne reste plus qu'à voir si les Genevois sont soumis ou libres!
N'étant pas féministe j'englobe le féminin! J'attends donc avec impatience le résultat de cette votation!

Amica, cela fait des années que je demande la dissolution de l'UE, l'ONU et la CEDH, qui n'ont plus de raison d'être tels qu'ils sont actuellement représentés!

Pour tous ceux qui ont voté NON - et suis certaines que certains qui, ICI, disent voter OUI, seront pour le NON - j'ai voté OUI!

Les socialogauchistes sont comme ceux qui chapeautent l'ONU tant ils se dédoublent! PFF Plus roublards on meurt!

Écrit par : Patoucha | vendredi, 23 novembre 2018

Je viens de lire l'article du Figaro auquel se réfère le commentaire d'Arnica. Dans le fond, les choses auraient été plus claires si l'initiative de l'UDC avait carrément demandé que la Suisse se retire du Conseil de l'Europe afin de redevenir libre d'appliquer son droit comme elle l'entend, étant précisé que nombre de dispositions de la CEDH ont été reprises (pas toujours dans les mêmes termes mais dans le même esprit) dans la Constitution fédérale entrée en vigueur le 1er janvier 2000. Personnellement j'aurais voté oui si la question posée au peuple était allée dans ce sens, et tant pis pour la quatrième voie de droit actuellement offerte aux justiciables par la CEDH. Ce qui me gêne c'est qu'on ne peut pas décider, comme le voudrait la pétition, d'accorder la primauté au droit national par rapport à celui de la CEDH tout en restant membre du Conseil de l'Europe, car l'appartenance au Conseil de l'Europe implique la reconnaissance de la primauté des disposition de la CEDH par rapport à celles du droit national. Si la Suisse entend rester membre du Conseil elle doit respecter la hiérarchie des normes telle qu'elle résulte de la CEDH. Si elle entend accorder la priorité au droit interne lorsqu'il entre en conflit avec celui de la CEDH, alors la Suisse doit dénoncer la CEDH, ce qui implique quitter le Conseil de l'Europe.

De toute façon (et cela les initiants le savent très bien mais évitent soigneusement d'en parler) si l'initiative était acceptée, elle condamnerait inéluctablement la Suisse à être bannie du Conseil de l'Europe.

Il faut donc soigneusement peser le pour et le contre avant de choisir la voie de l'isolationnisme. Ou bien on veut rester membre du Conseil de l'Europe et dans ce cas on continue à accepter la primauté des dispositions de la CEDH sur celle du droit interne, ou bien on rétablit la primauté du droit interne ("le droit suisse au lieu de juges étrangers" et l'on s'isole).

Écrit par : Mario Jelmini | samedi, 24 novembre 2018

Extrait de la «Convention de Vienne sur le droit des traités», du 23.05.1969 (RS 0.111):

Art. 26 Pacta sunt servanda
Tout traité en vigueur lie les parties et doit être exécuté par elles de bonne foi.
Art. 27 Droit interne et respect des traités
Une partie ne peut invoquer les dispositions de son droit interne comme justifiant la
non-exécution d’un traité. (...)

Conséquence: à mon avis, si le peuple décide demain que les dispositions de la Constitution fédérale doivent l'emporter sur celles de la CEDH, la Suisse
1) violera la Convention de Vienne et
2) devra quitter le Conseil de l'Europe (puisque l'application de la CEDH, qui implique le respect des décisions de la Cour européenne, est une condition pour être membre).

Si la Suisse quitte le Conseil de l'Europe (que ce soit de son plein gré ou qu'elle en soit exclue), on peut imaginer que les négociations pour conclure des accords bilatéraux avec l'Union européenne deviendront encore plus "hard" (elles le sont déjà!).

Mais pourquoi pas? La Suisse survivra, mais dans des conditions d'isolement qui la précariseront. Si la communauté internationale peut aisément se passer de la Suisse, la Suisse a par contre besoin de l'étranger (notamment pour pouvoir importer et surtout exporter, la plus grande partie de sa production étant destinée à l'exportation). La Suisse aura adopté une position à contre-courant de la mondialisation, qui est un phénomène inéluctable.

Écrit par : Mario Jelmini | samedi, 24 novembre 2018

Merci Mario pour ces précisions qui en disent long sur notre état de servitude face à ces gros machins qui écrasent tant qu'ils sont voués à disparaitre à terme. Décidément, j'adore vos contributions qui ne font que confirmer mes intuitions.
Mais je suis obligé de corriger un point. La Suisse ne va pas à contre-courant de la mondialisation. Bien au contraire, elle est beaucoup plus universaliste et traite avec le monde entier librement. En revanche, elle pourrait bien donner un signal fort contre le mondialisme qui est une tentative des puissants d'imposer l'empire pour mieux exploiter la masse laborieuse.
Malheureusement, nous ne sommes pas connus pour notre témérité...

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 24 novembre 2018

Tu seras châtié de ta témérité...
(La Fontaine, Le Loup et l'Agneau)

Écrit par : Mario Jelmini | samedi, 24 novembre 2018

"Personnellement j'aurais voté oui si la question posée au peuple était allée dans ce sens, et tant pis pour la quatrième voie de droit actuellement offerte aux justiciables par la CEDH....car l'appartenance au Conseil de l'Europe implique la reconnaissance de la primauté des disposition de la CEDH par rapport à celles du droit national."

Me semble en contradiction avec :

"De toute façon (et cela les initiants le savent très bien mais évitent soigneusement d'en parler) si l'initiative était acceptée, elle condamnerait inéluctablement la Suisse à être bannie du Conseil de l'Europe."

Et confirme mon sentiment que vous, comme tant d'autres, êtes aveuglés par votre haine de l'UDC. Vous êtes prêts à renier ce que vous souffle votre conscience juste parce que ceux qui le suggèrent seraient des voyous, des menteurs ou que sais-je.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 24 novembre 2018

Mario Jelmini a perdu toute crédibilité en écrivant quelque part que si l'UDC arrive au pouvoir (ce qui est impossible en Suisse, soit dit en passant), ce parti supprimera le droit d'initiative et de référendum. Mario Jelmini ne pense pas, il hait l'UDC. J'ai toujours pensé que les positions politiques dépendent autant du psychisme que des intérêts économiques. Les gens qui haïssent leur patrie ont généralement eu des problèmes avec leur pater. Et l'UDC est le seul parti défendant notre patrie.

Écrit par : Géo | samedi, 24 novembre 2018

Et puis, Mario, vous auriez pu nous épargner votre refrain sur la valeur de cette voie de recours que vous seriez prêt à sacrifier si facilement après avoir lu l'article du Figaro.
Je dois vous reconnaitre du talent, vous feriez un bon politicien pour enfumer votre auditoire. Manque juste la cohérence. Mais bon, j'ai passé un bon moment de distraction.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 24 novembre 2018

Je comprends mal cette question de pouvoir. L'UDC siège au gouvernement fédéral avec deux conseillers et à l'assemblée avec 64 sièges soit loin devant le deuxième, les socialistes qui n'en ont que 43.
L'UDC est au pouvoir. Mais le vrai pouvoir chez nous, c'est le peuple, qui craint une trop forte concentration et qui est sensible aux arguments du reste de l'hémicycle qui fait bloc pour contrer cette force.

Écrit par : Pierre Jenni | samedi, 24 novembre 2018

Pour une fois, Pierre Jenni et Géo s'égarent complètement. Cela peut arriver à tout le monde, même aux meilleurs.

Je ne nourris aucune haine contre l'UDC. Je considère chaque sujet de votation pour lui-même et fais mon choix en toute indépendance d'esprit, la plupart du temps après avoir pris connaissance des arguments avancés par les uns et par les autres. Il m'est arrivé maintes fois de voter dans le même sens que les recommandations de l'UDC, mais après avoir fait ma propre analyse; parfois c'était parce que je partageais les raisons avancées par l'UDC, parfois pour d'autres raisons qui me conduisaient à rejoindre la position de l'UDC. Quand j'étais tout jeune (je suis né en 1945), il m'est même arrivé de voter en faveur de l'une ou l'autre des initiatives Schwarzenbach (Action nationale; pour se rafraîchir la mémoire, lire https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Schwarzenbach). Sur d'autres sujets, il m'est aussi arrivé de voter - toujours en toute indépendance d'esprit - dans le sens des positions du PdT. Petite précision: je n'ai jamais été affilié à aucun parti politique.

En ce qui concerne la soi-disant contradiction relevée par Pierre Jenni, je suis étonné qu'il n'ait pas encore constaté que le monde dans lequel nous vivons était rempli de contradictions. Des contradictions qui ne le sont toutefois souvent qu'en apparence.

J'en viens à souhaiter que le "oui" l'emporte demain pour que vous puissiez constater le chenit (pardon: la gabegie) que cela provoquerait. En l'espèce, l'UDC vous a flatté dans le sens du poil et vous, comme tant d'autres, n'avez pas seulement marché, vous avez couru.

En ce qui concerne les remarques de Géo, qui transpirent la haine, je ne hais pas ma patrie puisque j'ai été pendant près de 20 ans au service de mon pays. Juriste à la Division de l'entraide judiciaire internationale du Département fédéral de justice et police, j'ai été amené à plaider pour la Suisse devant la Commission européenne des droits de l'homme à Strasbourg, qui est l'organe d'instruction de la Cour. J'en connais donc un petit bout sur le sujet.

Mais je reconnais aussi que depuis trois décennies, l'emprise des arrêts de la Cour sur la législation des États membres du Conseil de l'Europe pose de plus en plus problème. C'est pourquoi j'ai expliqué qu'à mon avis, la question de fond qui se pose (et qu'il eut été souhaitable que l'initiative de l'UDC pose franchement) est celle de l'appartenance de la Suisse au Conseil de l'Europe.

Géo: si le Parlement venait à être composé d'une majorité de députés UDC et le Conseil fédéral de 4, 5, 6, voire 7 membres appartenant à l'UDC, ne serait-il pas légitime d'admettre que l'UDC est au pouvoir? Le lecteur jugera si, comme Géo l'écrit, "Mario Jelmini ne pense pas, il hait l'UDC". Quant à affirmer que "l'UDC est le seul parti défendant notre patrie", Géo aurait aussi bien pu écrire que dans les années 30, le national-socialisme était le seul parti défendant la patrie allemande, et le parti nationaliste fasciste de Mussolini le seul parti défendant la patrie italienne. On a vu ce que cela a donné.

Les lecteurs jugeront si c'est moi ou si c'est vous qui, pour reprendre l'expression de Pierre, enfume(z) leur auditoire.

Écrit par : Mario Jelmini | samedi, 24 novembre 2018

Corr: suis certaine"... naturellement!:)

Écrit par : Patoucha | samedi, 24 novembre 2018

Pour une fois, Pierre Jenni et Géo s'égarent complètement. Cela peut arriver à tout le monde, même aux meilleurs.

Je ne nourris aucune haine contre l'UDC. Je considère chaque sujet de votation pour lui-même et fais mon choix en toute indépendance d'esprit, la plupart du temps après avoir pris connaissance des arguments avancés par les uns et par les autres. Il m'est arrivé maintes fois de voter dans le même sens que les recommandations de l'UDC, mais après avoir fait ma propre analyse; parfois c'était parce que je partageais les raisons avancées par l'UDC, parfois pour d'autres raisons qui me conduisaient à rejoindre la position de l'UDC. Quand j'étais tout jeune (je suis né en 1945), il m'est même arrivé de voter en faveur de l'une ou l'autre des initiatives Schwarzenbach (Action nationale; pour se rafraîchir la mémoire, lire https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Schwarzenbach). Sur d'autres sujets, il m'est aussi arrivé de voter - toujours en toute indépendance d'esprit - dans le sens des positions du PdT. Petite précision: je n'ai jamais été affilié à aucun parti politique.

En ce qui concerne la soi-disant contradiction relevée par Pierre Jenni, je suis étonné qu'il n'ait pas encore constaté que le monde dans lequel nous vivons était rempli de contradictions. Des contradictions qui ne le sont toutefois souvent qu'en apparence.

J'en viens à souhaiter que le "oui" l'emporte demain pour que vous puissiez constater le chenit (pardon: la gabegie) que cela provoquerait. En l'espèce, l'UDC vous a flatté dans le sens du poil et vous, comme tant d'autres, n'avez pas seulement marché, vous avez couru.

En ce qui concerne les remarques de Géo, qui transpirent la haine, je ne hais pas ma patrie puisque j'ai été pendant près de 20 ans au service de mon pays. Juriste à la Division de l'entraide judiciaire internationale du Département fédéral de justice et police, j'ai été amené à plaider pour la Suisse devant la Commission européenne des droits de l'homme à Strasbourg, qui est l'organe d'instruction de la Cour. J'en connais donc un petit bout sur le sujet.

Mais je reconnais aussi que depuis trois décennies, l'emprise des arrêts de la Cour sur la législation des États membres du Conseil de l'Europe pose de plus en plus problème. C'est pourquoi j'ai expliqué qu'à mon avis, la question de fond qui se pose (et qu'il eut été souhaitable que l'initiative de l'UDC pose franchement) est celle de l'appartenance de la Suisse au Conseil de l'Europe.

Géo: si le Parlement venait à être composé d'une majorité de députés UDC et le Conseil fédéral de 4, 5, 6, voire 7 membres appartenant à l'UDC, ne serait-il pas légitime d'admettre que l'UDC est au pouvoir? Le lecteur jugera si, comme Géo l'écrit, "Mario Jelmini ne pense pas, il hait l'UDC". Quant à affirmer que "l'UDC est le seul parti défendant notre patrie", Géo aurait aussi bien pu écrire que dans les années 30, le national-socialisme était le seul parti défendant la patrie allemande, et le parti nationaliste fasciste de Mussolini le seul défendant la patrie italienne. On a vu ce que cela a donné.

Pierre et Géo: les lecteurs jugeront si c'est moi ou si c'est vous qui, pour reprendre l'expression de Pierre, enfume(z) leur auditoire.

Écrit par : Mario Jelmini | dimanche, 25 novembre 2018

Beaucoup de bruit pour rien, apparemment:

https://twitter.com/search?f=tweets&vertical=default&q=Selbstbestimmungsinitiative&src=typd

Écrit par : Raison garder | dimanche, 25 novembre 2018

"Pierre et Géo: les lecteurs jugeront si c'est moi ou si c'est vous qui, pour reprendre l'expression de Pierre, enfume(z) leur auditoire."
Je pense en effet que les Suisses ne vont pas tarder à comprendre leur douleur dans leurs relations à l'UE. La soumission, cela a un goût très désagréable et cela m'étonnerait que nos compatriotes ne s'en aperçoivent pas. Mais tout cela ne vous obligeait pas à ce genre de bassesses, Mario Jelmini : "Géo aurait aussi bien pu écrire que dans les années 30, le national-socialisme était le seul parti défendant la patrie allemande, et le parti nationaliste fasciste de Mussolini le seul défendant la patrie italienne." ou "En ce qui concerne les remarques de Géo, qui transpirent la haine".
Les écrits restent : vous avez écrit que l'UDC supprimerait le droit d'initiative si ce parti arrivait au pouvoir. Pour dire de telles conneries, il faut être mû par la haine.

Écrit par : Géo | dimanche, 25 novembre 2018

Désolé Mario, mais mes motivations ne sont pas celles de l'UDC dont je peine à lire la ligne tant l'écart est grand entre son aile économique et son aile conservatrice.
Je me bats pour la proximité, pour les petits ensembles, la commune, la région. Et contre les gros machins qui roulent pour les puissants et qui misent sur la peur.
J'aime nos différences, elles sont pour moi garantes de discussions, d'évolution, d'enrichissement. Je fuis la pensée unique et bien pensante. Et je me méfie de ceux qui prétendent savoir. Il leur manque le minimum d'humilité qui me permettrait de les entendre.

Écrit par : Pierre Jenni | dimanche, 25 novembre 2018

Mikhail Bakounine a vécu dans notre pays. Je recommande la lecture de ses ouvrages. http://www.toupie.org/Biographies/Bakounine.htm

Écrit par : Pierre Jenni | dimanche, 25 novembre 2018

ATTENTION M. Alder, les trolls qui se nourrissent de délation et d’animaux de compagnie, fossoyeurs de blogs comme celui de Pierre Jennry en exemple, vous donnera une idée de ces individus qui aimeraient vicieusement en faire de même avec vous.

Bon dimanche!

PS: IP et Coordonnées - même faux - à sauvegarder svp. Merci!

Écrit par : Patoucha | dimanche, 25 novembre 2018

Un tiers des Suisses valident l'initiative, non pas comme le plafond indépassable de la base électorale de l'UDC puisque des communes, bastion de la formation, ont massivement rejeté le texte.
L'UDC souffre de la schizophrénie de ses deux ailes économique et conservatrice, mais touche bien au delà des aficionados, notamment les déçus de la gauche.
Et dans notre canton, de manière caricaturale, elle est presque devenue le bouc émissaire de la bien-pensance incarnée par les formations gouvernementales, alliées contre-nature mais contre l'ennemi tout désigné.
Ces dérives desservent la démocratie et consacrent la perte de crédit des citoyens pour un système déliquescent.

Écrit par : Pierre Jenni | dimanche, 25 novembre 2018

Désolé, Lucette (Patoucha), mais ce n'est absolument pas moi qui suis à l'origine du commentaire signé Armaggeddon. M. Alder peur comparer les IP et autres coordonnées, il vous le confirmera.
Je vous embrasse.

Écrit par : Mario Jelmini | dimanche, 25 novembre 2018

Pierre@

Vous lisez Bakounine maintenat durant vos pauses ? Bientôt prêt pour le grand soir alors, le drapeau noir va flotter sur la marmite des taxicologues enragés, si j’entrave bien…

Mario et Géo@

Crois savoir que vous vous appréciez. Vaut-il vraiment la peine de vous bouffer le foie en vous traitant de haineux et de marchands de conneries ? Scripta manent, mais les verba scripta, ils manent ou ils volant ? Usez de la litote et gardez votre énergie pour remonter les bretelles aux falsificateurs et autres farceurs de la plateforme. Pas de rancune, ni d'acrimonie entre vous.

Écrit par : Gislebert | dimanche, 25 novembre 2018

Je découvre Bakounine. Et je vous ferai mon rapport lorsque j'aurai parcouru son oeuvre. Mais j'avoue une sensibilité pour l'anarchie. Je dois être un de ces rebelles dans l'âme, héritier assumé de 68 que Décaillet exècre tant.
Je suis en revanche incapable de comprendre comment il pourrait à la fois défendre le principe de liberté qui s'exprime notamment dans la notion de propriété privée et dénoncer l'héritage, la succession aux descendants du patrimoine.
Mais bon, on ne peut pas tout avoir...

Écrit par : Pierre Jenni | dimanche, 25 novembre 2018

Vous entravez bien Gislebert, sauf que les tacots, ils sont à terre. Ils entravent aussi mais n'enragent plus. Ils resteront dans l'Histoire, comme les premiers, ceux qui ont donné le nom au phénomène bien malgré eux et dans l'indifférence générale.

Écrit par : Pierre Jenni | dimanche, 25 novembre 2018

D'ailleurs il est intéressant à ce sujet d'observer que le taxi est un indicateur précoce des basculements économiques. Nous avons toujours anticipé, voire précipité, les tendances.

Écrit par : Pierre Jenni | dimanche, 25 novembre 2018

"Nous avons toujours anticipé, voire précipité, les tendances."

Un peu à la manière de la construction des gratte-ciel souvent annonciatrice de krachs financiers ? Vous avez des exemples dans l'histoire (mettons depuis les fiacres...) ?

Écrit par : Gislebert | dimanche, 25 novembre 2018

En fait c'est assez simple à comprendre.
Le taxi est, et a toujours été depuis l'époque des fiacres, un luxe. Surtout en Suisse. Car ailleurs, comme à Londres par exemple, c'est devenu une nécessité.
Ainsi, lorsque le marché accuse des frémissements, nous observons immédiatement le réflexe des sociétés qui ne paient plus leur déplacements à leurs collaborateurs sur présentation de quittances, mais par des forfaits qui ne couvrent pas même un transport public.
Je déplore évidemment cette conception des services de taxis car, du moins pour ceux qui ont véritablement fait leurs calculs budgétaires, il s'avère que l'utilisation régulière des taxis, tous les jours ouvrables de l'année, est largement inférieure aux frais d'achat, d'entretien, d'amortissement et de frais annexes d'un véhicule (parking, amendes, réparations, accidents, assurances). Et ceci est amené à se développer à l'ère numérique du partage qui rend obsolète le concept de propriété au profit de la notion d'usage.

Les trois domaines qui offrent les meilleurs indices de ces frémissements sont considérés comme des commodités superflues :
- Les taxis, car on peut se déplacer autrement
- Les restaurants, car on peut cuisiner à domicile
- Les putes, car on peut faire autrement. (je ne vous donne pas le détail...)

Écrit par : Pierre Jenni | dimanche, 25 novembre 2018

Une qui avait bien fait ses calculs budgétaires, c'est la Conseillère administrative écologiste Esther Alder (Fr. 5'600 de frais de taxi en moyenne par an, donc Fr. 467.-- par mois)... Sauf qu'il s'agissait du budget de la Ville, qui a décidé de mettre le holà.

Écrit par : Mario Jelmini | dimanche, 25 novembre 2018

Dites-moi Mario, je ne sais pas pour les conseiller administratifs de la Ville mais un Conseiller d'Etat dispose en permanence d'une limousine avec chauffeur. Alors à côté de ça, une course de taxi de temps à autre, c'est peanuts, comme disait l'UBS à l'époque dans un autre dossier.
Ceci dit, vous éludez admirablement mon propos. Décidément, vous devriez sérieusement envisager un fin de carrière en politique. Vous avez du talent.
Maintenant, savez-vous à combien sont estimés les coûts globaux d'un véhicule dans un ménage par le TCS ? Je vous le donne en mille : 1000.- pour un véhicule de gamme moyenne, 2.0 Litres, 30'000.-
Madame Alder fait donc preuve de modestie dans son budget. Mais vous pourriez lui suggérer de se payer un vélo.

Écrit par : Pierre Jenni | dimanche, 25 novembre 2018

@ PJ
"un Conseiller d'Etat dispose en permanence d'une limousine avec chauffeur."
Vous voulez nous dire qu'il y a en permanence 7 limousines avec 7 chauffeurs à disposition des ce? Avec 7 salaires 12 mois par an?

"Maintenant, savez-vous à combien sont estimés les coûts globaux d'un véhicule dans un ménage par le TCS ? Je vous le donne en mille : 1000.- pour un véhicule de gamme moyenne, 2.0 Litres, 30'000.-"
Rien compris à vos chiffres. Pouvez-vous décrypter? 1000.- par an? Et les 30'000.-???

Écrit par : Daniel | dimanche, 25 novembre 2018

Oui Daniel, c'est pas tout à fait clair. Voici le lien :
https://www.tcs.ch/fr/tests-conseils/conseils/controle-entretien/frais-kilometriques.php

Et oui, je confirme, un Conseiller d'Etat peut profiter en permanence d'une limousine avec chauffeur. Je vous encourage à le vérifier.

Écrit par : Pierre Jenni | dimanche, 25 novembre 2018

@ Mario
"Je vous embrasse."
Hum, cela ressemble fort à Mt 26:48-49...
Sacré Mario!

Écrit par : Daniel | dimanche, 25 novembre 2018

Pour une fois, Pierre Jenni et Géo s'égarent complètement. Cela peut arriver à tout le monde, même aux meilleurs.

Je ne nourris aucune haine contre l'UDC. Je considère chaque sujet de votation pour lui-même et fais mon choix en toute indépendance d'esprit, la plupart du temps après avoir pris connaissance des arguments avancés par les uns et par les autres. Il m'est arrivé maintes fois de voter dans le même sens que les recommandations de l'UDC, mais après avoir fait ma propre analyse; parfois c'était parce que je partageais les raisons avancées par l'UDC, parfois pour d'autres raisons qui me conduisaient à rejoindre la position de l'UDC. Quand j'étais tout jeune (je suis né en 1945), il m'est même arrivé de voter en faveur de l'une ou l'autre des initiatives Schwarzenbach (Action nationale; pour se rafraîchir la mémoire, lire https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Schwarzenbach). Sur d'autres sujets, il m'est aussi arrivé de voter - toujours en toute indépendance d'esprit - dans le sens des positions du PdT. Petite précision: je n'ai jamais été affilié à aucun parti politique.

En ce qui concerne la soi-disant contradiction relevée par Pierre Jenni, je suis étonné qu'il n'ait pas encore constaté que le monde dans lequel nous vivons était rempli de contradictions. Des contradictions qui ne le sont toutefois souvent qu'en apparence.

J'en viens à souhaiter que le "oui" l'emporte demain pour que vous puissiez constater le chenit (pardon: la gabegie) que cela provoquerait. En l'espèce, l'UDC vous a flatté dans le sens du poil et vous, comme tant d'autres, n'avez pas seulement marché, vous avez couru.

En ce qui concerne les remarques de Géo, qui transpirent la haine, je ne hais pas ma patrie puisque j'ai été pendant près de 20 ans au service de mon pays. Juriste à la Division de l'entraide judiciaire internationale du Département fédéral de justice et police, j'ai été amené à plaider pour la Suisse devant la Commission européenne des droits de l'homme à Strasbourg, qui est l'organe d'instruction de la Cour. J'en connais donc un petit bout sur le sujet.

Mais je reconnais aussi que depuis trois décennies, l'emprise des arrêts de la Cour sur la législation des États membres du Conseil de l'Europe pose de plus en plus problème. C'est pourquoi j'ai expliqué qu'à mon avis, la question de fond qui se pose (et qu'il eut été souhaitable que l'initiative de l'UDC pose franchement) est celle de l'appartenance de la Suisse au Conseil de l'Europe.

Géo: si le Parlement venait à être composé d'une majorité de députés UDC et le Conseil fédéral de 4, 5, 6, voire 7 membres appartenant à l'UDC, ne serait-il pas légitime d'admettre que l'UDC est au pouvoir? Le lecteur jugera si, comme Géo l'écrit, "Mario Jelmini ne pense pas, il hait l'UDC". Quant à affirmer que "l'UDC est le seul parti défendant notre patrie", Géo aurait aussi bien pu écrire que dans les années 30, le national-socialisme était le seul parti défendant la patrie allemande, et le parti nationaliste fasciste de Mussolini le seul parti défendant la patrie italienne. On a vu ce que cela a donné.

Pierre et Géo: les lecteurs jugeront si c'est moi ou si c'est vous qui, pour reprendre l'expression de Pierre, enfume(z) leur auditoire.

Écrit par : Mario Jelmini | lundi, 26 novembre 2018

@ Géo, qui a écrit samedi: "Les gens qui haïssent leur patrie ont généralement eu des problèmes avec leur pater. Et l'UDC est le seul parti défendant notre patrie."

Géo, ce n'est pas parce que vous avez eu des problèmes avec votre paternel qu'il faut prendre votre cas pour une généralité.

Écrit par : Mario Jelmini | mardi, 27 novembre 2018

@ Daniel, qui a écrit hier à mon adresse:
"Je vous embrasse." Hum, cela ressemble fort à Mt 26:48-49... Sacré Mario!

Sacré Daniel! Vous faites allusion au baiser de Juda. Mais en l'occurence je n'ai pas voulu déposer un baiser sur les lèvres pulpeuses de la douce Patoucha: je n'ai fait que l'embrasser, c'est-à-dire l' "entourer de mes bras" ou, selon la définition de http://www.cnrtl.fr/definition/embrasser, l'étreindre avec mes bras en la serrant contre moi pour lui exprimer mon amitié, mon affection, ma tendresse, mon amour... D'ailleurs, si dans certaines traductions de Matthieu 26:48-49 (par exemple la Nouvelle Édition de Genève de 1979) on trouve "Et il lui donna un baiser", dans la plupart (par exemple Segond 21, Bible du Semeur, Bible en français courant/1997) on trouve "et il l'embrassa" ou "puis il l'embrassa".

Écrit par : Mario Jelmini | mardi, 27 novembre 2018

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