lundi, 26 mars 2012

Avec la candidate du PS, combien de divisions ?

Une façon d’entrer en campagne électorale consiste à faire montre de sa capacité à diviser, en tapant directement sur l’adversaire au lieu de présenter des idées. Ce faisant, on se met au niveau des populistes qu’on ne cesse de dénoncer. Et c’est ce que n’a pas manqué de faire la candidate désignée par le PS genevois samedi dernier en vue de l’élection complémentaire au Conseil d’Etat du 17 juin 2012.

En effet, dans une interview publiée aujourd’hui dans Le Temps, la candidate du PS semble vouloir s’inscrire dans une logique d’opposition. L’opposition entre députés et magistrats communaux. L’opposition entre femmes et hommes. L’opposition entre jeunes et moins jeunes.

Ainsi, selon elle, « il est plus important, à mon avis, d’avoir une expérience au parlement. La meilleure qualité pour siéger au Conseil d’Etat, c’est la maîtrise des dossiers ». Ses deux ex-concurrents internes que sont les maires d’Onex et de Vernier apprécieront…

La candidate du PS poursuit ses attaques en s’en prenant ensuite à la Conseillère d’Etat en charge du DSPE : « dans la configuration actuelle, Isabel Rochat est le seul membre du Conseil d’Etat qui avait une expérience au sein d’un exécutif. Avant son élection. Et je ne ferai pas de commentaire… ». Il existe sans doute des manières plus adéquates de s’intégrer dans un collège gouvernemental qu’en dénigrant, même indirectement, ses membres déjà élus. Les féministes apprécieront également.

Un propos fort amusant d’ailleurs, venant de la part de la même candidate du PS qui déclarait, le 16 février 2009, dans La Tribune de Genève : « je vous rappelle que des conseillers d’Etat comme André Chavanne ou François Longchamp n’avaient jamais siégé au parlement. Lorsque les partis choisissent un candidat, ils font forcément un pari. Le fait d’avoir été député n’est pas une garantie qu’on sera un bon magistrat. Il est très difficile de savoir comment va se révéler une personne élue dans un Exécutif ».

Interrogée sur l’image projetée par le candidat du PLR et Maire de Genève, Pierre Maudet, la candidate du PS répond : « arithmétiquement, il a des chances mais, malgré son jeune âge, c’est un peu l’homme du passé », puis : « (rires) un père de famille de 34 ans ! Moi je suis une maman de trois enfants qui a travaillé toute sa vie. Faire de la politique, c’est aussi avoir eu des adolescents à la maison, qui vous ont remis en question ». Son ex-concurrent Manuel Tornare, ainsi que sa potentielle future concurrente Sandrine Salerno, maman de deux fillettes en bas âge, apprécieront aussi.

Voilà une bien belle offense à l’endroit des jeunes parents, au demeurant peu représentés dans les sphères politiques compte tenu de la difficulté de rendre compatibles la vie de famille, la carrière professionnelle et un engagement politique ! Est-ce ainsi que le PS considère les familles ?

Comme le déclare Manuel Tornare dans le 20 Minutes de ce jour : « finalement, au PS, on remplace la lutte des classes par la lutte des genres ! ». Autrement dit, quand on n’a plus d’idées, on se replie sur des questions de personne.

Pour remettre les choses dans leur contexte, il faut se souvenir des propos de Manuel Tornare en avril 2007 sur Léman Bleu, retranscrits le 24 janvier 2009 dans Le Temps : « si véritablement, à l’interne, on présente des potiches ou des gens simplement parce qu’elles sont des femmes et qu’on veut se donner bonne conscience en présentant une femme, eh bien je serai candidat. A moins qu’il y ait des femmes de grande qualité ». En 2009 comme en 2012, Manuel Tornare a finalement présenté sa candidature contre la candidate du PS, ce qui en dit d’ailleurs long sur l’estime qu’il lui porte.

On récapitule. La candidate du PS tâcle les jeunes, les familles, les femmes de droite, les hommes de gauche, la droite en général et le centre-droit en particulier, les magistrats communaux, les non-parlementaires… Ce qui commence à faire du monde. Et ce qui démontre que la candidate du PS n’a visiblement pas compris que l’enjeu de cette élection, ce n’est pas un changement de majorité, mais bien un changement de climat.

 

mardi, 05 août 2008

On se présente ?

Né le 10 décembre 1981 à Bâle, d'un père suisse (originaire de Ziefen/BL et Schönengrund/AR) et d'une mère turque, tous deux diplomates de carrière, j'ai grandi à Prague, à Bruxelles, à Genève, à Guatemala et à Tunis. Grâce à ce parcours original, j'ai eu la chance de voyager aux quatre coins du monde et d'apprendre plusieurs langues (français, allemand, suisse-allemand, turc, espagnol et anglais).

Ma scolarité obligatoire s'est achevée avec l'obtention d'un Baccalauréat français en Sciences économiques et sociales, en juin 1999. En octobre de la même année, je me suis installé à Thônex/GE, afin de poursuivre des études de droit à l'Université de Genève (Licence en droit, mars 2004). Parallèlement à mes études, j'ai participé à l'organisation de soirées, de débats et de conférences au sein de diverses associations académiques.

Mon vif intérêt pour les questions juridiques liées à l'Etat m'a poussé à revenir à l'Alma Mater en octobre 2004, après avoir effectué l'école de recrues et l'école de sous-officiers. Tout en travaillant en qualité d'assistant au Département de droit constitutionnel de la Faculté de droit, j'ai poursuivi des études approfondies sur le thème des conséquences d'une adhésion de la Suisse à l'Union européenne sur notre démocratie directe (DEA en droit, avril 2007).

Je termine actuellement mon stage d'avocat dans une Etude genevoise, et je suis candidat à l'élection de l'Assemblée constituante le 19 octobre prochain, sur la liste n° 1 radical ouverture.

Passionné de politique suisse et internationale depuis mon adolescence, j'ai adhéré au Parti radical en automne 2001, à la veille de mes 20 ans, en rejoignant les jeunes radicaux genevois, que j'ai l'honneur de présider depuis avril 2007. Je suis également membre de l’association « Une nouvelle constitution pour Genève » depuis sa création, ainsi que du mouvement Écologie libérale.

Durant mon temps libre, j'aime écouter de la musique (tous genres de rock), jouer de la guitare, faire un peu de sport (football, badminton), voyager, et sortir entre amis.