mercredi, 06 août 2008

Adopter un frein constitutionnel à l'endettement

Aujourd’hui, la dette du canton de Genève, cumulée avec celle des communes, dépasse largement la somme astronomique de vingt milliards de francs suisses (CHF 20'000'000'000.-).

Les générations futures ne sauraient être tenues de réparer les pots cassés résultant de cet état de fait alarmant.

Lorsque certaines banques font des pertes collossales, elles se font conspuer sans autre forme de procès. En revanche, s'agissant des deniers publics, personne n'ose critiquer avec la même véhémence la gestion catastrophique des finances de l'Etat de ces vingt dernières années.

Certes, des progrès significatifs ont été accomplis au cours de la législature actuelle. Néanmoins, il faudra plusieurs décennies pour revenir à l'équilibre et rembourser la dette publique.

Genève doit prendre conscience d'une réalité : l'Etat n'est pas une entreprise, mais l'Etat doit être géré comme une entreprise. Cela est dans l'intérêt de tous les contribuables.

C'est pourquoi, à l’instar de la Confédération, Genève doit impérativement se doter d’un frein à l’endettement. Ni le canton, ni une commune ne devraient pouvoir voter un budget déficitaire : le montant total des dépenses ne doit jamais excéder celui des recettes.

Il est temps d'inscrire ce principe fondamental dans la future constitution genevoise.